Crise sanitaire: Le Pen dénonce une politique "du chien crevé au fil de l'eau"

Crise sanitaire: Le Pen dénonce une politique "du chien crevé au fil de l'eau"
La présidente du Rassemblement national Marine Le Pen à Paris le 10 novembre 2020

, publié le lundi 25 janvier 2021 à 13h10

Marine Le Pen a associé lundi l'action du gouvernement face à la crise sanitaire à une "politique du chien crevé au fil de l'eau" dont elle ne veut pas être la "complice".

"Je ne veux pas (...) être en quelque sorte la complice de la politique du chien crevé au fil de l'eau, qui a été le choix du gouvernement depuis le début de cette crise sanitaire", a déclaré la présidente du Rassemblement national en présentant ses voeux à la presse au siège de son parti à Nanterre, reprenant une formule utilisée par l'ancien candidat à la présidentielle François Fillon.

Avec cette politique, a-t-elle détaillé, "on a le sentiment d'être balloté sans jamais anticiper, sans jamais prévoir, sans jamais mettre en place les éléments qui permettent précisément d'éviter, quand c'est possible, un confinement, qu'il soit numéro 1, numéro 2 ou numéro 3".

"Si nous nous retrouvons dans la situation d'être obligé de revivre un confinement, c'est (...) qu'on a raté le reste", a asséné la candidate à l'élection présidentielle, déplorant que "la France n'ait aucun moyen de séquençage" des variants du virus en circulation.

Elle a pour sa part proposé de "généraliser" la surveillance des eaux usées qui permettent de tracer la circulation du virus et s'est demandé pourquoi "on n'entend plus parler des traitements" contre le Covid-19, citant l'ivermectine, dont l'efficacité contre le virus n'a pas été prouvée, et faisant valoir que l'Allemagne allait utiliser le traitement expérimental à base d'anticorps de synthèse administré à l'ex-président américain Donald Trump.

Pour les jeunes, elle a affirmé être en train de chiffrer un dispositif pour un "fonds de solidarité" visant à "maintenir leurs revenus jusqu'à ce qu'une reprise économique solide soit constatée", par une "aide mensuelle", en se basant "sur les déclarations de revenus de 2019".


Marine Le Pen a également présenté un nouveau site internet, mlavenir.fr, destiné à recueillir des contributions de Français qui seront relues en amont et qu'elle n'exclut pas d'intégrer à son programme présidentiel.

Interrogée sur un sondage Harris qui la place légèrement devant Emmanuel Macron au premier tour, à 15 mois de la présidentielle, elle s'est réjouie que les Français aient "compris que les deux grandes options politiques, comme en 2017, c'est le choix entre le mondialisme et la nation", et a de nouveau invité "tous ceux qui ne souhaitent pas qu'Emmanuel Macron" gagne à "venir travailler avec (elle)".

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