Crise sanitaire : Bruno Le Maire promet un "dispositif fiscal" pour les loyers des entreprises

Crise sanitaire : Bruno Le Maire promet un "dispositif fiscal" pour les loyers des entreprises
Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire.

, publié le lundi 26 octobre 2020 à 20h04

Ce lundi 26 octobre, le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a promis aux entreprises, fragilisées par la crise sanitaire, qu'un "dispositif fiscal" sera mis en place pour "inciter les bailleurs à réduire leurs loyers".

Voilà une annonce qui devrait quelque peu rassurer les entreprises fragilisées par la crise sanitaire et les mesures anti-Covid. Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a promis ce lundi 26 octobre "un dispositif fiscal" afin d'"inciter les bailleurs à réduire" les loyers des entreprises, lors de l'examen du plan de relance à l'Assemblée nationale.


Bruno Le Maire s'est fixé "l'objectif de parvenir à un accord d'ici la fin de la semaine" sur ce sujet, évoquant une "question brûlante" pour les entrepreneurs.

"Nous mettrons en place un dispositif fiscal pour inciter les bailleurs à réduire leurs loyers", a-t-il assuré.

"Je préciserai les règles du dispositif dans le courant de la semaine. Cela correspondra exactement à ce que demandaient les entreprises les plus fragilisées par la crise", a ajouté le ministre de l'Economie.

Un professionnel sur quatre constate des relations dégradées avec son bailleur

Payer le loyer est un "problème majeur" pour hôteliers et restaurateurs, a estimé le syndicat patronal des indépendants du secteur, le GNI, après avoir sondé ses adhérents, dans un communiqué publié le 21 octobre. "1 professionnel sur 2 n'est pas à jour de ses loyers. Cette dette est importante, elle représente au moins 3 mois de loyers pour 1 professionnel sur 2. 'Or le loyer, après le personnel, c'est le plus grand poste de dépenses des professionnels, un poste qui représente des milliers d'euros et se situe entre 8 et 15% du chiffre d'affaires HT', explique Didier Chenet, Président du GNI", peut-on lire.



A Paris, où le coût de l'immobilier est très élevé, deux professionnels sur trois ont des loyers mensuels supérieurs à 10.000 euros, davantage que le montant maximal de l'aide du Fonds de solidarité.

Alors que le couvre-feu va encore réduire l'activité des professionnels, un sur quatre constate des relations dégradées avec son bailleur : 15% rapportent des "menaces" d'actions judiciaires en expulsion et 7% une exécution de celles-ci, selon le GNI.

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