Crise du Covid-19 : François Hollande et Anne Hidalgo réclament une aide de 500 euros/mois pour les jeunes

Crise du Covid-19 : François Hollande et Anne Hidalgo réclament une aide de 500 euros/mois pour les jeunes
L'ancien président François Hollande et la maire de Paris Anne Hidalgo le 26 novembre 2020 pour la cérémonie d'hommage à Daniel Cordier, l'un des derniers "Compagnon de la Liberté, aux Invalides.

, publié le vendredi 05 février 2021 à 11h19

Si l'ancien président socialiste estime que la politique d'Emmanuel Macron envers les jeunes "va dans le bon sens", ce n'est pas le cas de la maire de Paris.

Depuis plusieurs semaines, les appels se multiplient à gauche comme à droite en faveur de mesures de soutien pour les jeunes confrontés à des difficultés grandissantes en matière de formation ou d'insertion dans un marché du travail déprimé et où les entreprises sont dans l'incertitude quant à leur avenir à cause de la crise du Covid-19. Derniers en date : ceux de François Hollande et Anne Hidalgo qui ont appelé séparément jeudi 4 février à la mise en place d'une aide de 500 euros par mois.



"Dans cette période exceptionnelle, il faut un revenu exceptionnel pour les jeunes de moins de 25 ans", a estimé l'ex-président socialiste lors d'une visite d'une épicerie solidaire pour les étudiants à Paris. "Ce revenu doit être accordé pour un temps limité, jusqu'à la fin de la crise, sans doute pour l'année 2021, à un niveau qui doit rester compatible avec les exigences financières, de l'ordre de 500 euros" par mois, a-t-il précisé. "On a un problème avec une jeunesse dont les deux-tiers connaissent des difficultés financières et psychologiques, donc il faut verser un revenu de solidarité jeunes pendant les huit prochains mois", a souligné l'ancien chef de l'Etat. 

Dans une prise de parole distincte, la maire socialiste de Paris est allée dans le même sens en appelant à la mise en place d'une "aide de survie" de 500 euros par mois pour chaque jeune. "Cette aide d'urgence va être au moins nécessaire, indispensable pour les trois ans qui viennent et elle doit être adressée à tous les jeunes", sans prendre en compte le niveau de ressources des parents, a insisté Anne Hidalgo dans une interview à Brut. 

Hidalgo contre le prêt de 10.000 euros à taux zéro 

Envers la jeunesse, "ce que fait Emmanuel Macron va dans le bon sens: le fait que les jeunes puissent retourner à l'université, de faire que des repas puissent leur être servis, qu'il y ait un soutien à travers la 'garantie jeunes' qui va être élargie", a estimé François Hollande. Un avis loin d'être partagé par Anne Hidalgo qui a fustigé les "dispositifs totalement bureaucratiques" du parti présidentiel, qui a lancé l'idée d'un prêt à taux zéro de 10.000 euros pour les 18-25 ans.

En effet, si le ministre de l'Economie s'oppose à l'élargissement du RSA aux 18-25 ans, il a en revanche trouvé cette idée du patron de La République en marche Stanislas Guerini "intéressante". 

"Franchement démarrer sa vie en étant obligé de rembourser un prêt....alors que là l'urgence c'est avoir de quoi manger, se loger et la force pour pouvoir ensuite penser à sa vie en faisant ses études ou en allant sur le marché de l'emploi", a estimé l'élue parisienne. 

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