Covid: la "santé avant l'économie" justifie un reconfinement, pour Guerini (LREM)

Covid: la "santé avant l'économie" justifie un reconfinement, pour Guerini (LREM)
Le délégué général d'En Marche Stanislas Guerini le 27 octobre 2020 à Paris

, publié le mercredi 28 octobre 2020 à 08h59

"La santé avant l'économie": le numéro un de LREM Stanislas Guerini a justifié ainsi mercredi par avance le très probable reconfinement qui devrait être annoncé en soirée par Emmanuel Macron pour lutter contre l'aggravation "exponentielle" de l'épidémie de Covid-19.

"Il faut, pour faire face à cette 2ème vague, des mesures fortes, des mesures puissantes, compréhensibles par tous les Français, nationales probablement et si le président de la République fait le choix d'opérer un confinement pour le pays, je soutiendrai cette décision", a expliqué sur France 2 le délégué général d'En Marche.

"Les Français font face à une double inquiétude, une inquiétude pour leur santé, une inquiétude pour leur emploi, pour la situation économique et sociale", a-t-il souligné.

"Dans ce moment, il faut les protéger et nous avons une ligne, nous n'avons jamais dérogé de cette ligne, c'est la santé avant l'économie et nous allons continuer à agir de cette façon-là", a-t-il averti.

Le président de la République doit décider en conseil de défense puis annoncer mercredi à 20h de nouvelles restrictions qui pourraient aller jusqu'au reconfinement du pays, toutefois moins strict qu'au printemps.

"Il faut à tout prix préserver les écoles et la capacité à garder les enfants à l'école", notamment "pour les petites classes", a insisté M. Guerini.

"On verra pour les élèves qui ont des capacités à étudier à distance", a-t-il précisé à propos des collèges et des lycées.

Concernant les commerces, M. Guerini "pense qu'il faut des choses claires: commerces de première nécessité ouverts, les autres fermés" mais invite aussi à "tout faire pour que les entreprises puissent continuer à travailler", notamment dans les usines.

Le patron de LREM a critiqué la réaction des partis d'opposition après la réunion d'information mercredi avec le Premier ministre Jean Castex, se disant "assez surpris de voir que certains responsables de partis politiques, de groupes à l'Assemblée nationale, en réalité ne souhaitaient pas prendre leurs responsabilités".

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