Covid: Hidalgo veut "débrider" la vaccination pour l'ouvrir à "tous ceux qui le veulent"

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La maire de Paris Anne Hidalgo, lors d'une conférence de presse le 1er mars 2021
La maire de Paris Anne Hidalgo, lors d'une conférence de presse le 1er mars 2021
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© AFP, Jacques WITT, POOL

, publié le dimanche 21 mars 2021 à 15h27

La maire PS de Paris Anne Hidalgo a proposé dimanche de "débrider" la vaccination pour "l'ouvrir à tous" ceux qui le souhaitent, mais l'exécutif a pointé le "nombre de doses".

"Pour rendre la vaccination plus efficace, je propose qu'on débride la vaccination. Que toutes celles et ceux qui veulent puissent le faire", a affirmé Mme Hidalgo lors d'une interview à  Europe1/CNews/Les Echos.

"Il faut bien sûr tenir compte des antécédents médicaux" et "vacciner les plus de 75 ans" qui "doivent être prioritaires", mais "il faut ouvrir à tous les autres", a-t-elle expliqué.

Mme Hidalgo, potentielle candidate de gauche à la présidentielle de 2022, a ainsi plaidé pour "la vaccination de tous ceux qui travaillent en lien avec les enfants".

Mais "en Seine-Saint-Denis et dans les quartiers populaires à Paris, ce sont les premières lignes, ceux qui travaillent dans les supermarchés, dans nos services publics, nos agents qui font le nettoyage des rues, les policiers  (...) qui doivent pouvoir aussi bénéficier du vaccin", a-t-elle affirmé.

"On nous dit que les doses sont là. Je n'ai pas de raison de mettre en doute cette parole officielle. Ne nous faisons pas prendre de court, organisons dès maintenant des centres de vaccination qui puissent accueillir très massivement tous les Français", a-t-elle ajouté, se disant "prête à organiser" ce processus.

Le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal a répliqué sur BFMTV que "ce qui bride aujourd'hui la vaccination en France et partout dans le monde, c'est le nombre de doses". "Aucun pays n'a encore la capacité de vacciner toute sa population", a-t-il affirmé, plaidant à nouveau pour la stratégie consistant à vacciner en priorité les groupes de population les plus vulnérables.

Il a rappelé l'objectif d'avoir vacciné 10 millions de Français mi-avril, 20 millions à la mi-mai et 30 millions mi-juin.

Mais pour la présidente (ex-LR) de la région Ile-de-France Valérie Pécresse "les critères retenus par le gouvernement ne sont pas les bons" alors qu'"il faut que la vaccination aille beaucoup plus vite".

Région jeune, l'Ile-de-France "est la région la plus touchée et celle où on vaccine le moins": "Il faut distribuer les vaccins en fonction du nombre de personnes à risque" et "des hospitalisations" c'est-à-dire là "où le virus circule". 

"C'est du bon sens, il faut qu'on arrête avec les tableaux excel!", a-t-elle lancé.

Déplorant "l'échec" du gouvernement "à tester, à isoler, à vacciner", le président des Républicains Christian Jacob a lui estimé dans le JDD qu'"Emmanuel Macron s'est défini comme un chef de guerre il y a un an. Clairement, le chef de guerre est défaillant".

De son côté le leader de LFI Jean-Luc Melenchon a proposé sur France inter de "multiplier l'accès au vacin" en le mettant "en accès libre, en licence libre", ce qui permettrait de "produire plus".

"Pour l'école, je propose qu'on vaccine tout le personnel", sur la base du volontariat, a-t-il ajouté.

Interrogé sur franceinfo, le député LFI de Seine-Saint-Denis Alexis Corbière avait précédemment extimé qu'"il ne faut pas seulement avoir le critère de l'âge des habitants, mais aussi tenir compte du fait que les habitants de mon département sont aussi ces premiers de corvée, qui vont travailler, ceux qui se déplacent" et "en tenir compte" dans la vaccination.

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