Covid-19 : pas de nouvelles mesures sanitaires à prévoir

Covid-19 : pas de nouvelles mesures sanitaires à prévoir
Emmanuel Macron en Conseil de défense, le 12 novembre 2020.

publié le mercredi 17 février 2021 à 10h47

Selon franceinfo, il n'y aura pas de mesures sanitaires plus strictes d'ici la fin des vacances scolaires. La situation ne nécessite "pas de mesures exceptionnelles" supplémentaires, a estimé le chef de file des députés LREM Christophe Castaner.

Un mois après la généralisation du couvre-feu à 18H00 et plus de deux semaines après la décision de ne pas reconfiner, l'explosion des cas de Covid-19 redoutée à cause des variants n'a toujours pas eu lieu.

Néanmoins, la situation en Moselle et à Dunkerque, confrontées à une flambée des cas et du variant sud-africain pour la première et anglais pour la seconde, inquiète. Pas au point néanmoins de prendre des mesures sanitaires drastiques, au grand dam de certains élus. 

Un nouveau Conseil de défense réuni mercredi 17 février par Emmanuel Macron va notamment examiner cette situation. Mais aucune restriction supplémentaire ne devrait être décidée, selon franceinfo. Il n'y a "pas de bouleversement" à attendre à l'issue du Conseil de défense, explique un conseiller. "Laissons un peu d'air aux Français", avance-t-il. Le gouvernement souhaiterait laisserait passer les vacances scolaires, qui doivent s'achever le 8 mars avec la rentrée de la zone B. 




La situation ne nécessite "pas de mesures exceptionnelles" supplémentaires, a estimé de son côté mercredi matin le patron des députés LREM Christophe Castaner. "Nous sommes toujours à un haut niveau de personnes qui attrapent le virus (...) Donc il nous faut rester extrêmement vigilants, attentifs, mais il ne faut pas prendre de mesures exceptionnelles car on voit bien aujourd'hui que le plateau est maîtrisé, que notre capacité hospitalière répond présent, que le nombre de personnes en réanimation a baissé, de peu", a-t-il expliqué sur France 2.

Mise en garde des scientifiques

"Personne ne peut prédire ni le pire, ni le meilleur", a-t-il aussi considéré alors que les contaminations et hospitalisations restent à un niveau élevé mais stable, et même en légère baisse. Sur les sept derniers jours, le nombre de nouveaux cas quotidiens en France est de 18.000 en moyenne, contre 20.000 le 2 février. Le nombre de malades hospitalisés pour le Covid se maintient autour de 26.000 (26.195), et celui des patients en réa autour de 3.000 (3.358, selon les dernières données mardi).

Certains scientifiques sont tout de même pessimistes dans leurs prévisions, comme des chercheurs de l'Inserm qui constatent que "la souche historique du SARS-CoV-2 décroît alors que la progression du variant britannique s'intensifie". Le variant beaucoup plus contagieux "pourrait devenir dominant en France la dernière semaine de février ou la première semaine de mars, avec de grandes disparités régionales", prédisent ces chercheurs, dans une étude publiée lundi. Ils recommandent "un renforcement des mesures de distanciation sociale".

"On reste dans un entre-deux"

Même si le nombre de cas quotidiens reste "phénoménal", cela n'empêche pas qu'"il faut se préparer" à desserrer les restrictions, a de son côté estimé Christophe Castaner, interrogé sur la réouverture des lieux de culture. Ainsi les expérimentations de concerts debout à venir doivent-elles "nous apprendre à vivre avec le virus et nous donner un horizon positif".

La ministre de la Culture Roselyne Bachelot s'est déclarée lundi "très optimiste" pour les festivals assis, et a annoncé des "expérimentations" en mars et avril, à Marseille et Paris, pour des concerts "debout", afin de trouver un modèle permettant la réouverture des lieux de spectacle malgré l'épidémie.

Le député des Alpes-de-Haute-provence s'est montré moins confiant pour les bars et restaurants. "Toutes les études" ont montré qu'ils étaient "le premier lieu de contamination", a-t-il souligné

"On reste dans un entre-deux", a indiqué Matignon à franceinfo. Si certains au gouvernement imaginent déjà de premières réouvertures dès le mois prochain de musées, notamment, même symboliques, un ministre prédit : "C'est un débat qui va monter, on va être forcé d'aller vers un allègement".

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