Covid-19 : Olivier Véran déplore "l'impact psychologique" de la crise

Covid-19 : Olivier Véran déplore "l'impact psychologique" de la crise
Le ministre de la Santé Olivier Véran lors de son point presse du 19 novembre.
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, publié le jeudi 19 novembre 2020 à 18h45

"La dimension psychologique de cette crise est aussi importante que son pendant somatique", a assuré jeudi 19 novembre le ministre de la Santé lors de son point presse.

Huit mois après l'entrée en vigueur du premier confinement, les dégâts de la lutte anti-Covid se font ressentir sur le moral des Français. A tel point, que le ministre de la Santé Olivier Véran a évoqué "l'impact psychologique de l'épidémie et plus encore du confinement (...) des plus petits (...) aux plus âgés", jeudi 19 novembre, en ouverture de son point presse hebdomadaire. 




"Pour beaucoup d'entre nous, le confinement a suscité un choc, ravivé par ce nouveau confinement", a souligné le ministre. "La santé mentale des Français s'est significativement dégradée entre fin septembre et début novembre", en particulier pour les personnes rencontrant des difficultés financières, les 18-24 ans et ceux présentant déjà des troubles psychologiques , a-t-il indiqué.

"Le taux de dépression est en train d'augmenter de manière vertigineuse dans la population générale, il est passé de 10% fin septembre à 21% début novembre. Il a doublé en six semaines", a rapporté dimanche dernier l'infectiologue Eric Caumes. Cette baisse de moral s'explique selon Olivier Véran par "la crainte de la contamination", "le rapport parfois direct à la mort", "le revers de la distanciation physique" ou encore la crainte de perdre son emploi".

"Certaines catégories de Français sont encore plus exposées aux troubles psychologiques. Je pense d'abord aux étudiants", a-t-il souligné. "Être étudiant ce n'est déjà pas facile en temps normal, l'avenir est incertain, parfois on doute, le confort matériel est limité et bien souvent il faut travailler pour financer ses études", a-t-il énuméré, soulignant que "toute la vie étudiante était mise en suspens".  Résultat : "pendant le premier confinement, un tiers  des étudiant a présenté des signes de détresse psychologique."

Le gouvernement reste "vigilant et actif"


"Je voudrais vous dire qu'à aucun moment le gouvernement n'a négligé cet aspect de la crise sanitaire et que nous restons particulièrement vigilant dans le contexte actuel et actif", a martelé le Olivier Véran. "La dimension psychologique de cette crise est aussi importante que son pendant somatique", a-t-il assuré. 

Le ministre a rappelé l'existence de cellules d'aide psychologique, qui ont pris en charge jusque-là 8.000 personnes depuis le début de l'épidémie. Le numéro vert d'aide psychologique a reçu plus de 2 millions d'appels depuis avril et reçoit actuellement 20.000 appels par jour. 

Le gouvernement veut "éviter une troisième vague" qui serait celle de "la santé mentale", avait également assuré la veille le ministre lors d'une visite à Paris sur une plateforme d'écoute destinée aux jeunes de 12 à 25 ans.

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