Covid-19 : "Nous reprenons le contrôle sur l'épidémie", estime Olivier Véran

Covid-19 : "Nous reprenons le contrôle sur l'épidémie", estime Olivier Véran
Le ministre de la Santé Olivier Véran le 12 novembre 2020 à Paris.

, publié le lundi 16 novembre 2020 à 07h25

S'il se montre optimiste, affirmant que "tout porte à croire que nous avons passé un pic épidémique", le ministre de la Santé assure néanmoins dans un entretien à la presse régionale qu'il "est trop tôt pour crier victoire et relâcher nos efforts".

Le reconfinement mis en place par le gouvernement le 30 octobre dernier semble porter ses fruits. "Grâce au confinement, comme au mois de mars, le virus commence à moins circuler.

Depuis dix jours consécutifs, le nombre de nouveaux diagnostics de Covid-19 diminue, le taux de positivité des tests et le taux d'incidence baissent. Tout porte donc à croire que nous avons passé un pic épidémique", se félicite lundi 16 novembre Olivier Véran dans un entretien au groupe de journaux régionaux Ebra. "Nous reprenons le contrôle sur l'épidémie, c'est une bonne nouvelle, a ajouté le ministre de la Santé.





Dimanche, le nombre d'entrées en réanimation était notamment au plus bas depuis trois semaines, avec 270 nouveaux patients en 24 heures, alors qu'il n'avait cessé d'augmenter depuis début août. Les autorités sanitaires ont fait état de 4.880 patients en réanimation, donc dans un état grave, contre 4.855 la veille et 4.887 l'avant-veille.



"Mais nous n'avons pas encore vaincu le virus. (...) Clairement, il est trop tôt pour crier victoire et relâcher nos efforts", a toutefois mis en garde Olivier Véran. 

Les tests antigéniques, la solution ?

Malgré une fiabilité moins grande que celle des tests PCR, le ministre a affirmé "croi(re) beaucoup aux tests antigéniques" de par le "temps précieux" gagné pour détecter les personnes positives au Covid-19 et la possibilité d'augmenter la capacité de tests en France. "Un test antigénique positif assure le diagnostic. Un résultat négatif n'est lui pas fiable à 100%, et pourra être confirmé en laboratoire en cas de symptômes", a-t-il argumenté. "À noter que la plupart des scientifiques considèrent qu'un test antigénique négatif chez une personne asymptomatique impliquerait une charge virale faible. Le risque que vous soyez contagieux serait donc plus réduit", a poursuivi Olivier Véran.

Concernant l'arrivée espérée d'un vaccin contre le coronavirus, le ministre a déclaré qu'une "campagne de vaccination ne commencera que quand nous aurons toutes les garanties de vacciner en toute sécurité la population". "Si nous disposons de plusieurs vaccins, nous ferons le choix de ceux qui nous paraissent les plus sûrs et les plus efficaces", a affirmé Olivier Véran tablant sur la possibilité que "d'ici le début de l'année prochaine, trois ou quatre laboratoires pourraient (...) demander une autorisation de mise sur le marché". 
 

Vos réactions doivent respecter nos CGU.