Covid-19 : Marine Le Pen opposée à la vaccination obligatoire

Covid-19 : Marine Le Pen opposée à la vaccination obligatoire
Marine Le Pen à l'Assemblée nationale le 10 novembre 2020.

, publié le dimanche 15 novembre 2020 à 15h50

Interrogée par BFMTV sur l'arrivée prochaine d'un vaccin pour se prémunir du Covid-19, Marine Le Pen s'est dite opposée à une vaccination obligatoire des Français. 

Pour Marine Le Pen, interrogée par BFMTV dimanche 15 novembre, la vaccination obligatoire, c'est non. Si un vaccin était prochainement mis sur le marché, "je dirais à nos concitoyens qu'ils sont des citoyens libres", a indiqué la dirigeant du Rassemblement national. 


"Par conséquent c'est à eux, dans leur for intérieur, de décider s'ils souhaitent ou pas se vacciner", a-t-elle ajouté, plaidant pour "attendre de voir ce qu'il en est de ce vaccin". "Moi en ce qui me concerne je me vaccinerai, mais je ne forcerai personne à se vacciner car nous sommes en liberté", a-t-elle insisté, alors que la question d'une vaccination obligatoire fait débat en France.

Parmi ses partisans figurent par exemple le président du Sénat (LR) Gérard Larcher: "Lorsqu'on se vaccine, ce n'est pas que pour soi, c'est une forme de chaîne de solidarité", a-t-il souligné dimanche lors du Grand Jury (RTL-Le Figaro), se disant "favorable si nécessaire à la vaccination obligatoire" et appelant à "un vote du Parlement" sur ce point.


Interrogé sur France 3, le secrétaire national d'EELV Julien Bayou a de son côté souligné que le caractère obligatoire n'était "pas forcément la solution". "Le rendre obligatoire peut faire reculer le souhait de se faire vacciner. Je m'en remettrais aux préconisations des agences sanitaires", a-t-il précisé.


En début de semaine, les laboratoires américain Pfizer et allemand BioNTech ont suscité l'espoir en affirmant que leur candidat vaccin était "efficace à 90%" contre le Covid, même si l'étape de son homologation n'est pas encore atteinte.

Par ailleurs, et alors que le contexte épidémique offre de timides signes positifs au coeur de la seconde vague, Marine Le Pen a affirmé qu'elle laisserait "les Français fêter Noël en famille" et rouvrirait "dès aujourd'hui les petits commerces". Elle a également plaidé pour une réouverture des lieux de cultes.

Le confinement "c'est quand on a raté le reste"

En revanche, la présidente du RN aurait fait fermer collèges et lycées pour freiner la propagation du virus, a-t-elle indiqué. Mme Le Pen a ainsi fustigé la politique du gouvernement, déplorant qu'"entre la première et la deuxième vague, aucun plan n'a été fait".  "Le confinement, c'est quand on a raté le reste", a-t-elle souligné, cinglante, qualifiant "d'infantilisante" la "relation" entre les "élites" et la population. 

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