Covid-19 : le tri des malades est la "ligne rouge absolue", affirme Bruno Le Maire

Covid-19 : le tri des malades est la "ligne rouge absolue", affirme Bruno Le Maire
Bruno Le Maire, en février 2020 (illustration)

, publié le mardi 30 mars 2021 à 15h20

Le ministre de l'Economie assume le "choix" de l'exécutif de ne pas avoir reconfiné le pays.

Le tri des malades dans les hôpitaux du fait de l'augmentation des cas de Covid-19 est une "ligne rouge absolue", a estimé Bruno Le Maire, mardi 30 mars.

"Nous sommes tous touchés, bouleversés par ce que nous voyons comme témoignages de soignants, de médecins, devant les difficultés qui sont les leurs, devant l'augmentation du nombre de cas en réanimation (...) et nous voulons tout faire pour que leur situation puisse être la plus tenable possible. Il y a une ligne rouge absolue, c'est le tri des malades", a affirmé Bruno Le Maire sur la radio RCJ. "Nous ne voulons certainement pas arriver à un point où les personnels hospitaliers seraient obligés de faire le tri dans les malades", a-t-il insisté.

Interrogé sur la stratégie du gouvernement de ne pas avoir reconfiné plus tôt pour éviter une flambée de l'épidémie, le ministre de l'Economie a défendu le "choix" de l'exécutif. "Ce n'est pas un pari que nous avons fait (...), c'est un choix (...) de préserver les Français le plus longtemps possible, d'éviter des mesures de restrictions sanitaires trop contraignantes", sur l'économie, la situation sociale et le moral des Français, a-t-il argumenté.


"Tant que cela a été possible nous avons tenu ce choix", a encore affirmé Bruno Le Maire, alors que le président de la République a affirmé dimanche que "rien" n'était décidé sur un éventuel tour de vis supplémentaire dans les 19 départements les plus touchés.

Avec plus de 4.970 malades en réanimation lundi, le pic de la 2e vague de l'épidémie à l'automne a été dépassé en France. Dans deux tribunes distinctes au Journal du Dimanche et au Monde, des médecins hospitaliers ont alerté sur ce remplissage des services de réanimation, en craignant que cela ne les oblige à trier les patients faute d'un nombre de lits suffisant pour les accueillir tous.

 

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