Covid-19 : le gouvernement n'a "aucune raison" de ne pas déconfiner le 15 décembre, selon Ségolène Royal

Covid-19 : le gouvernement n'a "aucune raison" de ne pas déconfiner le 15 décembre, selon Ségolène Royal
Ségolène Royal à Marseille, le 23 janvier 2020.

, publié le mardi 08 décembre 2020 à 16h45

L'ancienne candidate à la présidentielle estime qu'il faut se baser sur le critère des hospitalisations plutôt que sur celui des nouvelles contaminations.

Le chiffre de 5.000 nouvelles contaminations quotidiennes pour permettre le déconfinement est "sorti du chapeau" d'Emmanuel Macron. Dès lors, même s'il n'est pas atteint, le gouvernement n'a "aucune raison" de ne pas déconfiner la France le 15 décembre comme prévu, a estimé mardi 8 décembre l'ancienne ministre Ségolène Royal.

"Il n'y a pas plus d'hospitalisations. Dès lors, il n'y a aucune raison de déstabiliser une nouvelle fois et les Français, et les activités économiques, en laissant peser une menace" sur la décision de déconfiner le 15 décembre, a-t-elle estimé sur Sud Radio. Le directeur général de la Santé Jérôme Salomon avait souligné la veille qu'avec quelque 10.000 contaminations dépistées chaque jour, la France était "encore loin de l'objectif de passer sous la barre des 5.000", qui sera "très difficile" à atteindre si les conditions actuelles se poursuivent. Des propos qui font craindre que le gouvernement ne doive revoir sa copie en matière de déconfinement.


Mais pour Ségolène Royal, cet objectif n'est pas le bon. "On n'a pas expliqué aux Français pourquoi tout d'un coup Emmanuel Macron sortait de son chapeau" ce chiffre, a déploré l'ancienne candidate socialiste à la présidentielle, en jugeant que le conseil scientifique n'était "pas le responsable de la politique" du gouvernement.

Selon elle, "le bon critère sanitaire, c'est celui qui permet aux hôpitaux de ne pas être saturés et de continuer à soigner", et il faut donc "surveiller les hospitalisations". De 31.449 le 23 novembre, leur nombre est descendu à 26.333 le 7 décembre, selon les données Geodes de Santé publique France, avec toutefois des à-coups et un ralentissement moindre ces derniers jours.


Le numéro deux de LFI Adrien Quatennens a de son côté appelé sur Public Sénat à "la plus grande prudence" au vu du nombre de cas qui ne baisse plus, tout en prônant "des alternatives au confinement", par exemple un "renforcement des protocoles sanitaires partout où c'est possible" car "les Français ne peuvent plus vivre au rythme des confinements et des reconfinements".

À droite, la députée européenne LR Nadine Morano, interrogée sur Cnews, a demandé au gouvernement de "proposer des mesures efficaces plutôt que de créer des angoisses" aux Français, plaidant par exemple pour "une communication massive" autour du droit existant au "masque gratuit sur ordonnance pour les personnes vulnérables". Le député LR Eric Ciotti a lui appelé sur LCI les Français à une "extrême vigilance", sans toutefois penser qu'il faille renoncer au déconfinement pour les fêtes de fin d'année.

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