Covid-19 : le confinement des plus fragiles "n'a jamais été envisagé", assure Frédérique Vidal

Covid-19 : le confinement des plus fragiles "n'a jamais été envisagé", assure Frédérique Vidal
La ministre de l'Enseignement supérieur Frédérique Vidal le 12 janvier 2021 à l'Assemblée nationale.

, publié le vendredi 22 janvier 2021 à 09h55

La ministre de l'Enseignement supérieur a rejeté l'hypothèse de l'infectiologue et membre du comité vaccin Odile Launay de confiner les plus à risques. 




Alors que la situation sanitaire liée à l'épidémie de Covid-19 ne s'améliore pas en France, la barre des 20.000 cas positifs enregistrés en 24 heures ayant de nouveau été dépassée jeudi 22 janvier, l'exécutif n'a pas annoncé de nouvelles restrictions, préférant "laisser sa chance" au couvre-feu avancé à 18H. Si la situation empirait, notamment avec un développement du "variant anglais" du virus, nettement plus contagieux, "nous pourrions être amenés à prendre des mesures plus dures, ça peut aller jusqu'à un confinement si la situation devait l'exiger", a néanmoins répété le ministre de la Santé Olivier Véran jeudi soir au "20 heures" de TF1.

"Nous sommes prêts à toute éventualité", a confirmé vendredi matin sur BFMTV la ministre de l'Enseignement supérieur Frédérique Vidal.

En revanche, elle a exclu le confinement des plus à risques, ainsi que l'avait préconisé la veille sur le même plateau l'infectiologue et membre du comité vaccin Covid-19 Odile Launay. "Depuis le début," le confinement ciblé des personnes "fragiles n'a jamais été envisagé", a-t-elle assuré. "Les personnes qui se sentent vulnérables s'auto-confinent", a-t-elle estimé.

Au printemps dernier, le professeur Jean-François Delfraissy, président du Conseil scientifique qui conseille le gouvernement sur le Covid-19, avait déjà suscité un tollé en suggérant de garder les seniors à la maison pendant des mois. Une option déjà rejetée par l'exécutif à l'époque, estimant qu'il s'agissait de discrimination.  "Cela créerait une rupture d'égalité", a répété cette semaine un conseiller ministériel, et donc un possible veto du Conseil constitutionnel, rapporte Europe 1. 

 

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