Covid-19 : "La France a pris les bonnes décisions au bon moment", assure Jean Castex

Covid-19 : "La France a pris les bonnes décisions au bon moment", assure Jean Castex
Le Premier ministre Jean Castex, le 10 décembre 2020.

, publié le dimanche 13 décembre 2020 à 10h55

Le Premier ministre explique dans un entretien à L'Indépendant que malgré l'arrivée prochaine des vaccins, les gestes barrières et la stratégie "tester, alerter, isoler" devraient continuer "au moins jusqu'à l'été prochain".




Après avoir annoncé les nouvelles mesures concernant le déconfinement du 15 décembre, Jean Castex défend dans un entretien publié dimanche 13 décembre dans le quotidien régional L'Indépendant le déconfinement prudent pour les fêtes de fin d'année, "une période de regroupements dans les cercles privés et familiaux, favorables à la contamination". "Voyez ce que font tous les pays européens.

Je suis sidéré car on a l'impression que la France est une île. Personne ne regarde ce qui se passe à côté. Les Italiens interdisent les déplacements entre les régions, y compris pour les vacances de fin d'année ; les Allemands commencent à refermer leurs commerces et semblent regretter de ne pas l'avoir fait plus tôt", relève le chef du gouvernement, selon qui "la France a pris les bonnes décisions au bon moment".



"Nous devons être fermes dans les contrôles. Ce sera le cas pour les déplacements après 20 heures et sur le respect des jauges et des protocoles, notamment dans certaines grandes surfaces", assure-t-il. Le couvre-feu, initialement annoncé à 21h a en effet été avancé à 20h, avec une exception pour la soirée du réveillon de Noël mais pas pour le Nouvel an. 

Noël en famille, le Nouvel an avec les soldats

Jean Castex passera de son côté Noël en famille dans les Pyrénées-Orientales. Il y aura "six adultes plus les enfants", précise l'ex-maire de Prades, soit le nombre maximum d'adultes préconisé face à l'épidémie de coronavirus.

Quelques jours plus tard, il s'envolera pour le Tchad où il passera la Saint-Sylvestre auprès des soldats français. "Je serai en qualité de Premier ministre au Tchad, avec les troupes françaises chargées de lutter contre Daech au Sahel", précise-t-il. Le Sahel est confronté à des violences jihadistes et une crise sécuritaire qui ont fait des milliers de morts civils et militaires ces dernières années. La France y est présente dans le cadre de l'opération Barkhane, qui engage plus de 5.000 hommes depuis l'envoi de 600 soldats supplémentaires en 2020, face à la dégradation de la situation. Paris se penche sur un retour aux effectifs antérieurs.

Des gestes barrières jusqu'à "au moins l'été prochain"

Malgré la crise, le chef du gouvernement maintient ainsi la tradition. Pour autant, la crise est loin d'être fini, prévient-il. "Cela fait neuf mois que le pays est confronté à une crise difficile et je comprends parfaitement que mes concitoyens soient épuisés et parfois exaspérés", souligne le Premier ministre, confronté aussi au mécontentement du monde de la culture qui devait initialement rouvrir le 15 décembre. 

"Ce n'est pas avant la fin du printemps ou le début de l'été que nous aurons vacciné un nombre suffisant de Français pour atteindre une immunité suffisante et pour protéger les personnes vulnérables. Cela veut dire que tout le reste - tester, alerter, isoler, les gestes barrières - va continuer au moins jusqu'à l'été prochain", avertit-il. 
 

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