Covid-19 : la CFDT propose à Jean Castex une mission Etat-syndicats-patronat pour l'après-crise

Covid-19 : la CFDT propose à Jean Castex une mission Etat-syndicats-patronat pour l'après-crise
Le Premier ministre Jean Castex.

, publié le vendredi 22 janvier 2021 à 21h46

Une mission tripartite "pour imaginer des dispositifs nouveaux, qui restent à travailler, pour la sortie de crise", a expliqué la numéro deux de la confédération, Marylise Léon.

La CFDT a proposé ce vendredi 22 janvier à Jean Castex la mise en place d'une mission tripartite Etat-syndicats-patronat, pour réfléchir à l'après-crise. Le Premier ministre a jugé l'idée "intéressante", a rapporté à l'AFP la numéro deux de la confédération, Marylise Léon.


"On a proposé qu'il y ait un travail tripartite, qu'on se mette tous autour de la table, Etat, organisations syndicales et patronales pour imaginer des dispositifs nouveaux, qui restent à travailler, pour la sortie de crise", a-t-elle expliqué, à l'issue d'une rencontre d'un peu plus d'une heure entre Jean Castex et les responsables de la CFDT, dont le secrétaire général Laurent Berger.

Matignon a lancé cette semaine ces bilatérales pour préparer la troisième "conférence du dialogue social", prévue en mars.

Côté patronal, c'est la CPME qui a ouvert le bal jeudi, suivie côté syndical par la CFDT, les rencontres devant s'achever début février.

"On a fait cette proposition de mission tripartite pour pouvoir préparer le rebond", a précisé Marylise Léon, soulignant que les autres organisations patronales et syndicales n'avaient pas encore été approchées sur ce sujet par la CFDT. "Il va falloir innover sur les questions sociales et d'emploi et c'est maintenant que ça se prépare", a ajouté la dirigeante.

"L'Etat ne peut pas agir seul", selon Laurent Berger

Cette proposition a reçu "un accueil plutôt favorable" de Matignon, le Premier ministre ayant dit à la délégation CFDT "que c'était intéressant", selon Marylise Léon. L'idée est aussi d'"anticiper la fin des aides publiques" mises en place pour répondre à la crise. "Ca ne peut pas se faire de manière brutale et il faut donc imaginer des dispositifs qui ne soient pas de la même nature".


Dans une tribune publiée dans Libération le 15 janvier dernier, Laurent Berger a estimé que "les limites de l'exercice trop vertical du pouvoir" ont été "mis en lumière". "L'Etat ne peut pas agir seul. A de nombreuses reprises, les associations, les partenaires sociaux, les collectivités ont, par leurs contributions, permis de rectifier le tir de mesures sur le point de rater leur cible faute de connexion avec le terrain", a déclaré le secrétaire général de la CFDT.

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