Covid-19 : Jean-Luc Mélenchon n'est "pas rassuré" par le vaccin Pfizer

Covid-19 : Jean-Luc Mélenchon n'est "pas rassuré" par le vaccin Pfizer
Jean-Luc Mélenchon affirme qu'il n'est pas "anti-vaccin"

, publié le dimanche 10 janvier 2021 à 20h35

Le chef des Insoumis et candidat à la présidentielle Jean-Luc Mélenchon s'est dit dimanche "pas rassuré" par le vaccin Pfizer-BioNTech utilisé en France contre le Covid-19, tout en affirmant qu'il n'est "pas anti-vaccin". 

"Je ne suis pas rassuré par un procédé qui est tout à fait nouveau et dont on ne connaît pas les conséquences. Je préfère les formes traditionnelles de vaccination", a-t-il dit sur LCI.
"Je veux pouvoir choisir", a-t-il ajouté, et ne "pas être un cobaye" pour le vaccin développé par l'Américain Pfizer et l'Allemand BioNTech.


Assurant qu'il n'était "pas anti-vaccin", le chef de file de LFI a de nouveau estimé que la France devait favoriser les vaccins de type traditionnel, donc acheter aux pays qui en produisent comme la Russie, Cuba, ou la Chine. 

Estimant que la campagne de vaccination du gouvernement avait "commencé par un désastre", Mélenchon s'est également dit "révolté" que la France, devenue "la risée du monde", soit "l'une des seules grandes puissances" à n'avoir développé "aucun vaccin" à ce jour.

Des restrictions abusives ? 

"Comment se fait-il que Sanofi, à qui on donne tous les ans 150 millions d'euros de crédits recherche, annonce que, peut-être en décembre prochain, ils auront quelque chose sous la main ? Moi je n'accepte pas l'idée que la France ne sache pas faire", a-t-il dit. 

Le leader insoumis a par ailleurs affirmé ne "pas comprendre" que les restaurants et bars soient fermés jusqu'à nouvel ordre à cause de l'épidémie."On continue à tout fermer jusqu'à ce que tout le monde soit ruiné ? C'est la France ça ? Il est tout à fait possible d'organiser les choses", avec des jauges de personnes par m2 par exemple, "mais au moins on vit, on respire", a-t-il souligné. 

"On va tuer la culture et la manière de vivre française"

"La culture c'est pareil. Les avions sont plein mais quand il faut aller au théâtre, non c'est fermé. On va tuer la culture et la manière de vivre française", s'est-il aussi insurgé.

 Le député des Bouches-du-Rhône a également critiqué le "couvre-feu à 18h" instauré dans plusieurs départements, puisque dans ce cas "les gens s'accumulent plus tôt dans les transports en commun et on ne voit pas où est la mesure coupe-feu".

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