Covid-19 : "il y a le choix entre le tsunami hospitalier ou l'effondrement économique et social", selon Damien Abad

Covid-19 : "il y a le choix entre le tsunami hospitalier ou l'effondrement économique et social", selon Damien Abad
Le chef de file des députés LR Damien Abad à l'Assemblée, le 28 avril 2020.

, publié le mardi 27 octobre 2020 à 12h15

Dans l'attente de nouvelles restrictions pour endiguer l'épidémie, les politiques mettent en garde contre un nouveau confinement généralité "qui mettrait toute l'économie par terre".

Alors que l'Elysée réunit un Conseil de défense mardi et mercredi et que les chefs de partis et les partenaires sociaux sont attendus à Matignon, les politiques se préparent à un "durcissement" des mesures de lutte contre la seconde vague de coronavirus, avec dans tous les esprits la crainte d'un reconfinement. 



"La vérité c'est qu'il n'y a pas de bonne solution, il y a le choix entre le tsunami hospitalier ou l'effondrement économique et social", a estimé mardi sur France Info le chef de file des députés LR Damien Abad. "Il va y avoir des annonces de mesures de durcissement, soit de durcissement du couvre-feu, soit des reconfinements locaux", car "l'évolution épidémique aujourd'hui amène le gouvernement à prendre des décisions qui sont indispensables", a jugé le député de l'Ain. 


"Je préfère des confinements locaux à la Toussaint qu'un confinement généralisé à Noël, ce qu'il faut absolument éviter, c'est un confinement généralisé du pays qui mettrait toute l'économie par terre", a-t-il mis en garde. "Nous aurons le temps de faire l'analyse de l'échec du gouvernement dans cette stratégie sanitaire, aujourd'hui il s'agit d'être rassemblés pour à la fois sauver des vies et sauver l'économie", a-t-il ajouté.

De son côté, le vice-président du Rassemblement national Jordan Bardella a prévenu sur Cnews qu'"un nouveau confinement ne doit être que l'ultime recours, parce qu'il aura des conséquences cataclysmiques sur la vie économique". 


"Si des mesures supplémentaires sont nécessaires, il faut le faire, à la fois pour protéger nos concitoyens et pour protéger les soignants de cette vague qui monte", a expliqué sur France 2 le président (PS) du département de la Seine-Saint-Denis Stéphane Troussel en appelant le gouvernement à "dire la vérité aux Français". Il a également regretté qu'un "certain nombre de conclusions, d'enseignement n'ont pas été suffisamment tirés" par le gouvernement "pour affronter cette seconde vague".



"Ce qu'il faut, c'est agir maintenant pour freiner cette propagation particulièrement inquiétante", a réagi sur Public Sénat l'ancien Premier ministre socialiste Manuel Valls qui attend "avec impatience et inquiétude les mesures qui seront annoncées".
 

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