Covid-19 en Moselle : l'Allemagne renforce les contrôles, Paris "regrette" la situation

Covid-19 en Moselle : l'Allemagne renforce les contrôles, Paris "regrette" la situation
Des opérations de contrôle à la frontière franco-allemande, en mars 2020 (illustration)

, publié le dimanche 28 février 2021 à 13h20

20 départements de France, ont été placés en état de vigilance renforcée par l'exécutif. L'Allemagne, quant à elle, s'apprête à prendre des mesures drastiques, que Paris souhaite "éviter".

Face à l'augmentation des cas de Covid-19, l'Allemagne va durcir ses contrôles à la frontière française dès lundi 1er mars, après avoir classé le département de la Moselle en zone à haut risque. "Le département français de Moselle sera considéré à partir du 2 mars à 00H00 comme zone affectée par les variants" du virus du Covid-19, soit la  catégorie la plus élevée dans l'échelle de risque en Allemagne pour le coronavirus, a indiqué le ministère de la Santé.

En conséquence, à partir de cette date les personnes entrant sur le territoire allemand "devront présenter un test PCR ou antigène" négatif, a-t-il ajouté.

En revanche, l'Allemagne n'a pas l'intention d'introduire à sa frontière avec la Moselle des contrôles de douane systématiques, contrairement à ce qu'elle fait avec la République tchèque et la Tyrol autrichien.


"Les autorités allemandes viennent de classer la Moselle comme zone de circulation du variant. C'est un classement qui implique normalement des mesures extrêmement strictes de quasi-fermeture des frontières. C'est ce que nous souhaitons éviter", avait déclaré dans la matinée de dimanche 28 février Clément Beaune sur France Inter. Le secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Europe et des affaires étrangères avait pris position au sujet des 16.000 travailleurs transfrontaliers résidant en Moselle, qui "ne se déplacent pas pour des raisons touristiques ou secondaires mais pour travailler".

La politique allemande vis-à-vis des zones classées en alerte maximale implique "des tests PCR tous les jours avec des motifs extrêmement stricts pour passer la frontière. Ca, on n'en veut pas !", a insisté Clément Beaune, qui "regrette" la décision allemande. "Nous essayons d'atténuer ces mesures le plus possible", pour permettre notamment les tests antigéniques plutôt que PCR, et "ne pas avoir des contrôles aux frontières elles-mêmes".

Sur ce derniers point, "la frontière ne sera pas fermée", a indiqué un porte-parole du ministère de l'Intérieur allemand, notamment car les régions allemandes limitrophes de la Moselle, la Sarre et la Rhénanie-Palatinat, ne l'ont pas demandé.

Vos réactions doivent respecter nos CGU.