Covid-19 : "Emmanuel Macron et l'équipe en place ratent absolument tout depuis le début", déplore Adrien Quatennens

Covid-19 : "Emmanuel Macron et l'équipe en place ratent absolument tout depuis le début", déplore Adrien Quatennens©THOMAS COEX / AFP

publié le dimanche 04 avril 2021 à 15h57

"Nous avons maintenant deux adversaires : évidemment le virus, mais aussi Emmanuel Macron et l'équipe en place", a estimé Adrien Quatennens, député LFI, au micro de BFMTV ce dimanche 4 avril.

Un an après le début de la pandémie de Covid-19 et alors que débute un troisième confinement national, Adrien Quatennens, député de la France insoumise élu dans le Nord, se montre intransigeant au sujet de la gestion de la crise sanitaire par l'exécutif.


Au micro de BFMTV ce dimanche 4 avril, il a déploré "le sentiment d'un jour sans fin". "Cela fait un an que ça dure, les Français ont été patients, disciplinés, indulgents même, parfois, face à des mensonges, à des incohérences", a estimé le député du Nord.

"Au bout d'un an, je peux le dire très tranquillement, nous avons maintenant deux adversaires : évidemment le virus, mais aussi Emmanuel Macron et l'équipe en place, qui ratent absolument tout depuis le début", a regretté Adrien Quatennens.

"On a un président de la République qu'on a vu, tour à tour, chef de guerre au sein de son conseil de défense tenu au secret - qui est une instance conçue pour la stratégie militaire -, épidémiologiste en chef, puis monarque qui donne son allocution télévisuelle, et qui réduit le Parlement, le lendemain, à devoir se prononcer sur une allocution télévisuelle. (...) Emmanuel Macron décide de tout, tout seul", a-t-il déclaré.

"Un piétinement du Parlement"

Jeudi 1er avril, le Premier ministre Jean Castex a défendu avec force les nouvelles restrictions contre la troisième vague, devant une Assemblée houleuse puis un Sénat plus mesuré.

Ces votes ont été marqués par un boycott massif des oppositions de droite (LR) comme de gauche (LFI, PS, PCF) pour dénoncer un "piétinement du Parlement" appelé à voter sur des mesures déjà actées par l'exécutif.

Ce débat est "un mauvais poisson d'avril, et comme tous les poissons, il pourrira par la tête", a cinglé Jean-Luc Mélenchon au nom des députés LFI.

"Nous n'avons pas à cautionner cette parodie de démocratie !" a lancé le patron des députés LR Damien Abad. "Vous prenez les chambres parlementaires pour un paillasson", a renchéri le chef de file des sénateurs PS Patrick Kanner, quand son homologue LR Bruno Retailleau dénonçait un parlement "pris en otage".

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