Covid-19 : Emmanuel Macron dénonce les chantres de la "liberté égoïste"

Covid-19 : Emmanuel Macron dénonce les chantres de la "liberté égoïste"
Emmanuel Macron, à Bormes-les-Mimosas, le 17 août 2021

publié le mercredi 18 août 2021 à 08h24

"Être citoyen, ce n'est pas demander toujours des droits supplémentaires" mais "d'abord tenir ses devoirs", a lancé le chef de l'Etat.

A l'occasion d'une cérémonie à Bormes-les-Mimosas (Var) mardi 17 août, Emmanuel Macron a appelé les Français à faire vivre une "histoire collective" de leur pays basée sur une "liberté qui permet de protéger" et non sur une "liberté égoïste".

"Il n'y a aucune nation qui tienne si chacun demande ses droits avant de savoir quel devoir il a à l'égard de la nation", a déclaré le chef de l'Etat en participant, comme chaque année depuis quatre ans, à la cérémonie d'anniversaire de la libération de Bormes-les-Mimosas, la commune sur laquelle se trouve le fort de Brégançon, la propriété de l'Etat où il passe ses vacances.



"Notre destin est d'abord une histoire collective où rien n'est possible sans la contribution de tous", a-t-il ajouté dans un discours où il a multiplié les parallèles entre l'engagement des soldats et résistants de la 2e guerre mondiale et l'actualité. Car, selon lui, "être citoyen, ce n'est pas demander toujours des droits supplémentaires" mais "d'abord tenir ses devoirs" à "l'égard de la nation qui nous protège, nous éduque, nous soigne...".

"Protéger le collectif"

"J'aime la liberté. Nous tous Françaises et Français aimons la liberté, elle est dans notre devise, nous y sommes attachés. Mais notre liberté est une liberté fraternelle. Ils voulaient retrouver la liberté pour eux mêmes mais aussi pour leurs compatriotes, pour leur pays, pour les générations à venir", a t-il commenté, en évoquant les combattants de la Libération de la deuxième guerre mondiale.

Sans faire explicitement référence aux accusations de "dictature sanitaire" portées par certains opposants à la vaccination et au pass sanitaire, il a mis en garde contre la "liberté égoïste" qui serait "un droit qu'on met en étendard, chaque matin, au nom de tout et de rien, et de n'importe quoi". "La liberté n'existe" que si elle "respecte la liberté de tous" et "permet de protéger le collectif", selon le chef de l'Etat. "C'est cela le message des combattants il y a 77 ans", a-t-il ajouté avant de rendre hommage à Pierre Velsch, 95 ans, dernier survivant des commandos d'Afrique, nommé au grade de commandeur de la Légion d'honneur.

 

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