Covid-19 : des restrictions supplémentaires envisagées dans la Nièvre, le Rhône et l'Aube, annonce Gabriel Attal

Covid-19 : des restrictions supplémentaires envisagées dans la Nièvre, le Rhône et l'Aube, annonce Gabriel Attal
Le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal, le 24 février 2021.

, publié le mercredi 24 mars 2021 à 14h25

Selon Santé Publique France, le taux d'incidence dans le Rhône, et notamment à Lyon, approche la barre des 400, à 383 pour 100.000 habitants, et atteint 329 dans la Nièvre et 445 dans l'Aube.

Alors que 16 départements subissent de nouvelles mesures restrictives pour faire face à la troisième vague de l'épidémie de Covid-19, "le gouvernement sera sans doute amené à prendre d'autres règles pour les territoires qui basculeraient en zones difficiles", a prévenu mardi 23 mars Emmanuel Macron. En effet, l'Aube, le Rhône et la Nièvre devraient passer sous mesures de freinage renforcées, a annoncé mercredi midi le porte-parole du gouvernement.


 
"Des concertations auront lieu en cet après-midi en vue de placer le Rhône, l'Aube et la Nièvre dans les territoires concernés par une surveillance renforcée ", a indiqué Gabriel Attal à l'issue du Conseil des ministres. Selon Santé Publique France, le taux d'incidence dans le Rhône, et notamment à Lyon, approche la barre des 400, à 383 pour 100.000 habitants, et atteint 329 dans la Nièvre et 445 dans l'Aube.

Ces trois départements rejoindraient ainsi ceux d'Île-de-France, des Hauts-de-France, l'Eure, la Seine-Maritime et les Alpes-Maritimes, qui sont depuis ce week-end sous le coup d'un nouveau confinement, avec des déplacements autorisés dans un rayon de 10 km autour de son domicile et où un certain nombres de commerces sont fermés. 

Pas de nouvelles mesures en Île-de-France

"Partout sur le territoire, l'épidémie s'accélère", a martelé Gabriel Attal. "La situation épidémique est mauvaise et il nous faut agir, aller plus loin, là où le virus circule le plus, là où la dynamique générale est la plus forte, là où l'hôpital et le plus éprouvé", a-t-il poursuivi. "Pour endiguer le virus, nous devons contraindre les déplacements et fermer certains établissements", a-t-il justifié, ajoutant que "les mesures prises sont équilibrées". "Ces mesures sont efficaces dès lors qu'elles sont respectées". 

Alors qu'épidémiologistes et médecins réclament un confinement strict dans les zones où l'épidémie flambe, notamment en Île-de-France où le directeur de l'AP-HP Martin Hirsch a constaté un niveau d'admission dans les hôpitaux parisiens et en réanimation jamais vu "depuis la première vague", le porte-parole a expliqué qu'il n'y avait aucune volonté de modifier ou renforcer les mesures sanitaires. "Si ces mesures sont pleinement appliquées, elles auront un effet sur l'incidence dans notre pays" du virus et sur le niveau d'occupation des places en réanimation, a-t-il,défendu. 

"Nous allons augmentons les contrôles et sanctions pour les entreprises qui ne voudraient pas appliquer le télétravail là où c'est possible", a-t-il également indiqué. 

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