Covid-19 : Des mesures sanitaires "tant que nous n'aurons pas de vaccin", prévient Jean Castex

Covid-19 : Des mesures sanitaires "tant que nous n'aurons pas de vaccin", prévient Jean Castex
Le Premier ministre Jean Castex lors d'une conférence de presse, le 12 novembre 2020.

, publié le samedi 14 novembre 2020 à 11h30

"Les rassemblements festifs, familiaux dans des salles de fêtes ne pourront pas reprendre avant longtemps. De même, les bars et les restaurants ne pourront pas rouvrir" tout de suite, a estimé le Premier ministre.

Si les indicateurs sanitaires s'améliorent légèrement, la situation reste préoccupante et il faut s'attendre à des mesures sanitaires jusqu'à l'arrivée d'un vaccin contre le coronavirus, a prévenu le Premier ministre Jean Castex samedi 14 novembre. Dans un entretien au quotidien Le Monde, le chef du gouvernement a expliqué qu'il allait falloir "vivre avec le virus sur le temps long" et que "tant que nous n'aurons pas de vaccin, nous devons donner des perspectives sur les règles du jeu".



Le chef du gouvernement, qui a présenté jeudi la stratégie du gouvernement pour les prochaines semaines, travaille sur une stratégie de lutte contre le Covid-19 jusqu'à l'été 2021, qui devrait être présentée fin novembre. "Une certitude : les rassemblements festifs, familiaux dans des salles de fêtes ne pourront pas reprendre avant longtemps.

De même, les bars et les restaurants qui font aussi partie des endroits de contamination forte ne pourront pas rouvrir dès le 1er décembre, contrairement aux magasins de jouets, par exemple", a détaillé Jean Castex.

Jeudi, le Premier ministre a jugé possible, si la tendance à la légère baisse des cas de coronavirus se confirme, de prendre des mesures d'allègement à compter du 1er décembre "strictement limitées aux commerces", et sur la base d'un protocole renforcé. Dans les mois à venir, "à l'inverse, le télétravail devra perdurer, sur la base d'un équilibre à trouver dans les entreprises pour éviter le tout ou rien", a précisé Jean Castex au Monde. "Le message global, cela reste : la situation est préoccupante, on n'en est pas sorti. Il faut respecter le confinement. (...) Plus les gens feront d'efforts maintenant, plus on pourra desserrer rapidement", a-t-il insisté. 

Lors de cet entretien, le chef du gouvernement a rappelé le rôle, essentiel à ses yeux, des Françaises et des Français pour endiguer l'épidémie. "Seule une régulation par la société elle-même nous permettra une cohabitation apaisée avec le virus", a-t-il souligné. "Les Français ont envie de bosser. C'est une satisfaction. Mais moi, je suis obligé de leur dire : sécurité et protection sanitaire avant tout", poursuit-il, ajoutant que "dans une crise comme on n'en a pas vu depuis 1920, avec des centaines de morts tous les jours, mon premier critère de décision, c'est la sécurité sanitaire."


Concernant un futur vaccin contre le Covid-19, le gouvernement français se montre prudent malgré l'annonce des laboratoires américain Pfizer et allemand BioNTech que leur candidat vaccin était "efficace à 90%" selon l'essai à grande échelle de phase 3 en cours, dernière étape avant une demande d'homologation. "La perspective d'un vaccin se rapproche. Il y a le projet Pfizer, mais aussi beaucoup d'autres en phase d'essai. Il faut se préparer tout en restant prudent", juge Jean Castex, qui assure avoir "déjà sécurisé les commandes".

"Ma crainte, c'est que les Français ne se fassent pas assez vacciner", souligne-t-il. Selon un sondage Ipsos publié en septembre, la France se situe parmi les pays où l'intention de recourir au vaccin est la plus faible. Ils ne seraient ainsi que 59% à se faire vacciner contre le Covid-19 en France, contre 74% au niveau mondial.

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