Covid-19 : décaler la rentrée des classes "n'aurait servi à rien", affirme Jean-Michel Blanquer

Covid-19 : décaler la rentrée des classes "n'aurait servi à rien", affirme Jean-Michel Blanquer
Le ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer le 9 décembre 2020.
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, publié le mardi 05 janvier 2021 à 09h55

Pour le ministre de l'Education, "ne pas aller à l'école nuit énormément aux enfants" et "le risque de contamination est souvent beaucoup plus fort en dehors du cercle scolaire qu'à l'école".

Alors que le gouvernement craint une recrudescence de l'épidémie de coronavirus après les fêtes, n'aurait-il pas fallu décaler la rentrée des classes ? "Je pense que ça n'aurait servi à rien", a répondu mardi 5 janvier sur Europe 1 le ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer. "L'impératif pédagogique et le risque sanitaire sont à équilibrer", a-t-il expliqué, assurant avoir fait le bon choix "pour les enfants". 



"Il ne faut pas d'emblée priver les enfants d'école alors que c'est quelque chose d'essentiel, simplement parce qu'on aurait des interrogations qui sont très discutables", a jugé le ministre.

"Dans toute cette crise nous devons avoir comme priorité les enfants, les adolescents et les jeunes (...) Pour moi c'est important de préserver ce droit à l'éducation", a-t-il déclaré.

"Le critère sanitaire est évidemment premier dans nos esprits et c'est pourquoi on a élaboré un protocole sanitaire strict", "beaucoup plus strict que la plupart des autres pays, particulièrement l'Angleterre d'ailleurs, qui avait un protocole très peu strict", a-t-il souligné.

En outre, "l'école est fondamentale pour tous les enfants et ne pas aller à l'école nuit énormément aux enfants. Sur le plan éducatif, bien sûr, mais aussi sur le plan social et même sur le plan sanitaire. Ça peut être très négatif sur le plan psychologique et même sur le plan physique de ne pas aller à l'école", a martelé le ministre. 

"Si on n'envoie pas les enfants à l'école, ils sont ailleurs. Ca peut être la maison mais, souvent, il font aussi d'autres choses. En réalité, on a vu que le risque de contamination est souvent beaucoup plus fort en dehors du cercle scolaire qu'à l'école", a encore souligné Jean-Michel Blanquer, expliquant qu'avant les vacances, le taux de contamination dans les établissements scolaires était de 0,3 %.  

"C'est ma cinquième rentrée scolaire depuis le mois de mars. Je demande à chacun d'analyser la décision prise en mai, en juin, en septembre, en novembre. Finalement (ne pas reporter la rentrée, ndlr) était la bonne décision", s'est félicité le ministre. "Les débats qui ont eu lieu à l'époque avaient souvent privilégié l'inquiétude là où il fallait simplement la vigilance et la rigueur", a-t-il ajouté. 

Jean-Michel Blanquer a par ailleurs indiqué que le gouvernement "travaillait" à la vaccination des enseignants en mars. Le ministre souhaite que le personnel de l'enseignement soit vacciné juste après les personnes âgées et à risque.

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