Covid-19 : Christian Estrosi appelle à "reconfiner comme en mars"

Covid-19 : Christian Estrosi appelle à "reconfiner comme en mars"
Le maire de Nice Christian Estrosi le 3 octobre 2020 à Nice.

, publié le mercredi 04 novembre 2020 à 12h41

Dans un entretien au Parisien, le maire LR de Nice souhaite que le nouveau confinement soit plus strict pour "redonner une chance de relancer l'économie" pour les fêtes de fin d'année.




"Ce n'est pas un confinement, c'est un semi-confinement". Face à la deuxième vague de Covid-19 sur le territoire, le gouvernement a décidé de reconfiner les Français depuis vendredi dernier, mais de façon plus souple qu'au printemps, les écoles et services publics restant notamment ouverts.

Mais cela ne suffit pas, estime Christian Estrosi mercredi 4 novembre dans Le Parisien




"Je vois que les choses ne se passent pas bien. Ce qui ne se passe pas bien, c'est que les gens sont dans ce paradoxe : l'immense majorité craint l'épidémie et, en même temps, ne se discipline pas", déplore le maire de Nice. "Entre la montée en puissance du Covid, les autres Covid saisonniers et la grippe, je suis inquiet pour notre système de santé en général", affirme-t-il.

"Un risque de confinement réel d'ici les fêtes de fin d'année"

L'élu Les Républicains souhaite ainsi que le télétravail soit imposé et plus seulement incité par le gouvernement et que le confinement soit plus strict. "L'objet de ma démarche n'est pas de me placer en contradiction avec le gouvernement dont la difficulté est de faire face à la montée en puissance du virus tout en préservant les activités économiques", assure-t-il. "Mais chaque semaine, il prend une mesure coercitive de plus. Ce qui nous amène à un risque de confinement réel d'ici les fêtes de fin d'année", poursuit-il. "Ne vaudrait-il pas mieux aujourd'hui un confinement plus strict si d'ici huit jours, on ne voit pas les taux d'incidence et d'occupation à des lits de réanimation baisser et ce, afin de se redonner une chance de relancer toute l'économie en décembre et lors des fêtes?" ,suggère-t-il.

Christian Estrosi appelle ainsi à "reconfiner comme en mars", à l'exception des écoles et des collèges. "Les conséquences que la privation d'école a eues sur les enfants ne sont pas négligeables et c'est là que le virus circule le moins. On pourrait en revanche fermer les lycées où les enfants sont suffisamment grands pour se gérer", estime-t-il.

L'édile réclame aussi "que les frontières nationales soient beaucoup plus hermétiques et qu'on ne puisse pas les franchir sauf impératif professionnel ou familial."

La veille, le patron des communistes Fabien Roussel avait également "un confinement strict, dur, ferme", à rebours des demandes de réouverture des petits commerces, alors qu"'il y a encore beaucoup trop de gens qui travaillent".

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