Covid-19 : "Beaucoup trop tôt" pour parler d'une cinquième vague, estime Gabriel Attal

Covid-19 : "Beaucoup trop tôt" pour parler d'une cinquième vague, estime Gabriel Attal
Gabriel Attal, le 22 septembre 2021, à Paris

publié le mardi 19 octobre 2021 à 11h25

Le taux d'incidence est reparti à la hausse pour la première depuis août. Pas de quoi constituer "les embruns d'une cinquième vague", tempère le porte-parole du gouvernement.

Les indicateurs sanitaires sur l'épidémie de Covid-19 connaissent un léger frémissement en cette fin octobre, après plusieurs semaines de baisse consécutive.

Les contaminations et les hospitalisations sont ainsi reparties à la hausse, avec un taux d'incidence qui flirte désormais avec le seuil d'alerte de 50 au niveau national (48,4 cas pour 100.000 habitants), en évolution de 11% par rapport à la semaine dernière.


"L'épidémie recommence à gagner du terrain. C'est très léger, mais il faut être vigilant", a déclaré à ce sujet Gabriel Attal, mardi 19 octobre. "Ce qui nous rend optimiste, c'est évidemment le taux de couverture vaccinale qu'on observe dans notre pays". "On a des Français très largement protégés" par rapport à d'autres pays d'Europe. Le porte-parole du gouvernement a cité l'exemple de Lettonie, qui a mis en place de nouvelles mesures de confinement "parce qu'il y a une reprise mais surtout seulement 50% de la population qui est vaccinée". "En France, tout ce qui s'est passé depuis quatre mois nous met normalement à l'abri de ça", a t-il estimé.

Quant à la perspective d'une cinquième vague, "c'est beaucoup trop tôt pour le dire". "Je ne peux pas vous dire aujourd'hui que ce qu'on observe, ce sont les premiers embruns d'une cinquième vague", a tempéré le porte-parole du gouvernement. Ca montre qu'il faut continuer à protéger les Français avec la vaccination", a t-il affirmé "l'efficacité extraordinaire du vaccin contre les formes graves".


Du côté de l'Assemblée, les députés se penchent à partir de mardi soir sur un 10e texte consacré à la crise sanitaire depuis mars 2020, avec à la clef la prolongation controversée du pass sanitaire jusqu'au 31 juillet 2022. L'outil, honni par une minorité de la population mais utilisé par une large majorité des Français depuis l'été, est au coeur de ce projet de loi dit de "vigilance sanitaire". Les députés vont se prononcer sur la prolongation du dispositif pour huit mois, ce qui permettra d'enjamber la présidentielle et les législatives. Un choix qui fait hurler les oppositions. Plus de 380 amendements ont été déposés pour cette première lecture, dont une majorité sur l'article 2 litigieux. 
 

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