Covid-19 : autoriser les chefs d'établissement à connaître le statut vaccinal des élèves est "une mesure de bon sens", estime Aurore Bergé

Covid-19 : autoriser les chefs d'établissement à connaître le statut vaccinal des élèves est "une mesure de bon sens", estime Aurore Bergé
La présidente déléguée du groupe LREM Aurore Bergé, en juin 2017.

publié le jeudi 21 octobre 2021 à 11h15

Le but de cette mesure, vivement décriée par les oppositions, est "de protéger nos adolescents parce que le risque épidémique peut aussi les concerner", a argué la présidente déléguée du groupe LREM à l'Assemblée. 

L'Assemblée nationale a donné, dans la nuit de mercredi 20 à jeudi 21 octobre, un premier feu vert au projet de loi "vigilance sanitaire" consacré à la crise du Covid-19. Outre l'adoption de la possibilité - controversée - de recourir au pass sanitaire jusqu'au 31 juillet, les députés ont validé, à l'issue de débats électriques, un amendement du gouvernement qui autorise la connaissance du statut virologique et vaccinal des élèves par les directeurs d'écoles ou les chefs d'établissement du second degré. 



La mesure vise, selon le texte voté, à "faciliter l'organisation de campagnes de dépistage et de vaccination et d'organiser des conditions d'enseignement permettant de prévenir les risques de propagation du virus" et donc in fine les fermetures de classe. C'est "une mesure de bon sens", a défendu la présidente déléguée du groupe LREM Aurore Bergé jeudi sur franceinfo.

Actuellement, s'il y a un cas contact dans une classe, "vous avez uniquement une attestation sur l'honneur des parents", assurant que l'enfant n'est pas vacciné, "le chef d'établissement n'a pas le droit de savoir" le statut vaccinal de l'élève, a-t-elle souligné. "Il y a le risque éventuellement que tous les attestations sur l'honneur ne soient pas véridiques", a-t-elle ajouté.

Le but est "de protéger nos adolescents parce que le risque épidémique peut aussi les concerner", a insisté la députée des Yvelines. "Quand j'entends des gens irresponsables hier (mercredi, ndlr) dans l'hémicycle disant 'il n'y a aucun risque'. Mais qu'en savent-ils ?", a-t-elle critiqué, en faisant valoir que le gouvernement a déployé la "couverture vaccinale aussi pour les 12-17 ans" justement parce qu'il "considère qu'il y a un risque".



À l'unisson des autres oppositions, le LR Philippe Gosselin a fustigé mercredi dans l'hémicycle les projets du gouvernement : "vous ouvrez une brèche impensable dans un secret (médical à l'école, ndlr) qui doit être conservé", a-t-il critiqué. "Ça ne me paraît pas être le rôle d'un enseignant que de contrôler la situation sanitaire des enfants", a estimé jeudi sur Public Sénat le patron des sénateurs socialistes Patrick Kanner, qui se dit "très réservé" sur cette mesure.

Le texte sera examiné au Sénat à partir du 28 octobre.

Vos réactions doivent respecter nos CGU.