Couvre-feu : "Nous n'avons pas d'autre choix", estime Valérie Pécresse

Couvre-feu : "Nous n'avons pas d'autre choix", estime Valérie Pécresse
La présidente de la région Île-de-France Valérie Pécresse à Matignon le 28 septembre 2020.

, publié le jeudi 15 octobre 2020 à 08h56

La présidente de la région Île-de-France a juge que le couvre-feu nocturne imposé dès samedi dans la région était "aujourd'hui la seule réponse crédible à cette situation assez dramatique".

Face au regain de la pandémie de Covid-19, Emmanuel Macron a annoncé mercredi soir 14 octobre la mise en place de couvre-feu nocturne en Île-de-France et dans huit autres métropoles. "Il nous faut réagir" car "la situation est préoccupante", a martelé le chef de l'État.

Une décision approuvée par la présidente de la région parisienne Valérie Pécresse, qui a estimé jeudi matin sur RTL que cette mesure était "aujourd'hui la seule réponse crédible à cette situation assez dramatique".




Lundi, le directeur de l'Agence régional de Santé avait tiré la sonnette d'alarme, déplorant que 17% des tests PCR étaient positifs dans la région, un niveau "jamais atteint". Il avait par ailleurs déjà alerte la semaine précédente sur la "grande marée" qui allait déferler sur les hôpitaux. 

"Nous n'avons pas d'autre choix que de nous résoudre au couvre-feu, ça va être une épreuve qu'on va devoir traverser ensemble mais nous devons nous retrousser les manches parce qu'il faut sauver des vies et sauver l'activité économique", a souligné l'ancienne ministre de Nicolas Sarkozy. Mercredi soir, la maire de Paris avait de son côté appelé à "appliquer les mesures annoncées par le président même si elles sont dures". 

L'ex-élue Les Républicains a appelé le gouvernement "à mettre en place un bouclier social puissant pour tous les secteurs économiques qui vont être extrêmement durement impactés", en citant "tous les entrepreneurs, tous les salariés, tous les intermittents des secteurs de la restauration ,de l'hôtellerie, de l'événementiel, du tourisme, du spectacle, du sport".

La présidente d'Île-de-France a rappelé que les transports publics, une des principales compétences de la région, resteraient "évidemment ouverts" malgré le couvre-feu. Mais "nous apprécierons en fonction de la fréquentation, de la jauge et des impératifs du couvre-feu comment nous adaptons le service", a-t-elle précisé.  "Ça sera en fonction aussi de la réussite de ce couvre-feu, parce qu'il va falloir le faire respecter et ce ne sera pas forcément très facile", a-t-elle reconnu.

Mme Pécresse a une nouvelle fois appelé les entreprises de la région à recourir "massivement au télétravail pour limiter les déplacements et la circulation du virus", soit "trois jours par semaine au moins".
 

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