Couvre-feu : Emmanuel Macron appelle à "tenir encore quatre à six semaines"

Couvre-feu : Emmanuel Macron appelle à "tenir encore quatre à six semaines"
Emmanuel Macron à Stains (Seine-Saint-Denis) le 1er mars 2021.

, publié le lundi 01 mars 2021 à 12h33

En déplacement à Stains lundi matin, le président de la République a répondu à un jeune qui lui demandait de décaler le couvre-feu de patienter encore quelques semaines. 

A quand le retour à la vie sans restrictions liées à l'épidémie de Covid-19 ? Soumis à un couvre-feu depuis la sortie du deuxième confinement à la mi-décembre, voire depuis mi-octobre dans certains régions, les Français commencent à trouver le temps long alors que les jours rallongent. Alors que certains départements placés en "surveillance renforcée" pourraient connaître cette semaine un nouveau tour de vis, Emmanuel Macron a laissé entrevoir lundi 1er mars une sortie du tunnel. 




"Il faut tenir encore quelques semaines...

Quatre à six semaines", a répondu lundi matin le chef de l'Etat à un jeune qui lui demandait de décaler le couvre-feu lors d'un déplacement à Stains (Seine-Saint-Denis). Une petite phrase captée par une journaliste de l'AFP, mais pas par les caméras et micros, selon le journaliste de "Quotidien" Paul Larrouturou. 




Alors que les indicateurs de l'épidémie sont repartis à la hausse, de nouvelles mesures de restriction pourraient être prochainement édictées dans une vingtaine de départements placés sous "vigilance renforcée". Des concertations sont actuellement en cours entre préfets et élus locaux de ces départements, situés notamment en Île-de-France et autour des grandes métropoles (Lyon, Marseille, Lille). Des confinements locaux le week-end, comme ceux prévalant à Nice et Dunkerque, pourraient être ordonnés à l'issue de ces consultations.

Parallèlement, l'exécutif mise sur la montée en puissance de la vaccination, notamment chez les plus vulnérables et les soignants, afin d'essayer d'atténuer la pression hospitalière. Jean Castex a annoncé jeudi qu'à la mi-mai, "la totalité des personnes de plus de 50 ans se seront vu proposer une première injection" contre le Covid-19. Et d'ici fin mars, "les deux tiers des personnes de plus de 75 ans seront vaccinées", a encore indiqué le Premier ministre.

Le chef de l'Etat doit aussi tenir cette semaine une réunion avec des membres du gouvernement préparer la mise en place d'un "pass sanitaire", qui ne sera pas un "passeport vaccinal", en vue de la réouverture des lieux culturels et des restaurants fermés par la pandémie.

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