Politique

Coup de gueule des enseignants, toujours dans le flou sur le référent harcèlement

L’ancien ministre de l’Éducation nationale avait promis que des référents harcèlement se déploieraient dans l’ensemble des établissements pour lutter contre le harcèlement scolaire. Mais depuis son départ, aucune relance n’a été faite par son successeur.

J-7 avant la rentrée des classes. Alors que les petits Français vont reprendre le chemin de l’école dans une semaine, les enseignants ne sont toujours pas opérationnels sur certains sujets. Notamment celui du harcèlement scolaire, comme le souligne BFMTV dimanche 27 août.

En juin dernier, l’ancien ministre de l’Education nationale, Pap Ndiaye, avait décidé de mener bataille contre le harcèlement à l’école. Il s’y était engagé après le suicide de la jeune Lindsay, 13 ans et victime de harcèlement scolaire. Le gouvernement avait annoncé dans la foulée faire de ce fléau une priorité politique pour la rentrée 2023. Pour cela, l’idée de la mise en place d’un référent harcèlement dans chaque établissement avait été annoncée. Mais depuis, plus rien. "L’annonce effectuée par le précédent ministre de l’Éducation nationale n’a pas été annulée, mais elle n’a pas non plus été relancée", indique Laurent Kaufmann, principal d’un collège à Montreuil.

Leur déploiement confirmé

Pourtant, jeudi soir lors d’une réunion au ministère avec le groupe national des personnels de direction, à laquelle plusieurs syndicats ont d’ailleurs participé, la question n’a pas été évoquée avec le nouveau ministre Gabriel Attal. "Le ministre nous a bien répété que la lutte contre le harcèlement était une priorité mais la question du référent n’a pas été évoquée."

Du côté du gouvernement, on ne s'épanche pas plus le sujet. Comme l’affirme BFMTV, le ministère assure que le déploiement des référents sera effectif, mais sans donner plus de détails.

publié le 28 août à 10h19, Inès Cussac, 6Medias

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