Coronavirus : plus de 2 millions de salariés au chômage partiel, annonce Muriel Pénicaud

Coronavirus : plus de 2 millions de salariés au chômage partiel, annonce Muriel Pénicaud
La ministre du Travail Muriel Pénicaud, le 4 mars 2020.

, publié le dimanche 15 mars 2020 à 19h01

À la suite des annonces du Premier ministre sur la fermeture des lieux jugés "non indispensables", la ministre du Travail a rappelé dimanche sur LCI que l'État prendrait en charge "intégralement" le chômage partiel demandé par les entreprises pénalisées par la propagation du nouveau coronavirus. "Les entreprises seront remboursées à partir du jour de leur demande", a-t-elle précisé.

Le pays est entré au stade 3 de l'épidémie de coronavirus. Pour ralentir sa progression, les activités jugées "non indispensables" ont été interdites. Le Premier ministre Édouard Philippe a annoncé samedi 14 mars des restrictions et fermetures : les restaurants, bars, discothèques et cinémas doivent rester fermés. Seuls les magasins alimentaires, pharmacies, banques, bureaux de tabac et stations-essence peuvent rester ouverts.

En tout, cela représente  800.000 entreprises. "Demain, ce sont deux millions de personnes qui seront concernées par ces interdictions, qui seront en chômage partiel", a déclaré dimanche après-midi sur LCI la ministre du Travail Muriel Pénicaud. "Enfin plus exactement depuis aujourd'hui, puisque nous avons mis en place le chômage partiel depuis ce matin", a-t-elle précisé. "Évidemment il y a d'autre secteurs qui sont impactés. Ce seront plus de deux millions de salariés" qui seront concernés par le chômage partiel, a-t-elle par la suite précisé. 




"Il y a beaucoup de gens qui ne vont pas aller travailler demain. Il y a ceux qui vont travailler à distance, d'autres qui ne travaillent pas. Mais tout est encadré là-dessus", a assuré la ministre tout en appelant les salariés et les employeurs "à respecter les règles". "Les forces de l'ordre iront rappeler à l'employeur qu'il faut fermer s'il ne le fait pas", a-t-elle expliqué, alors que certains commerces "non indispensables" étaient ouverts dimanche, éludant la question d'éventuelles sanctions. 




"Notre but c'est ne de pas détruire d'emplois", a martelé Muriel Pénicaud. "On ne veut pas de plan de licenciement. On dit aux entreprises 'la solution, c'est le chômage partiel' et on va rembourser les employeurs du coût du chômage partiel", a-t-elle assuré. Ainsi, "la casse peut être limitée", a-t-elle espéré. 




L'État prendra en charge "intégralement" le chômage partiel demandé par les entreprises pénalisées par la propagation du nouveau coronavirus, avait déclaré vendredi 13 mars la ministre du Travail, autrement dit 100% du Smic pour un salarié au Smic et 84% du salaire net des autres salariés. "Les entreprises seront remboursées à partir du jour de leur demande", a-t-elle précisé dimanche sur LCI. "N'attendez pas la réponse de l'administration", a-t-elle lancé aux entreprises. 
 

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