Coronavirus : "Ni avoir peur, ni être négligent", estime Edouard Philippe

Coronavirus : "Ni avoir peur, ni être négligent", estime Edouard Philippe
Edouard Philippe, le 20 février 2020, à Paris

, publié le jeudi 27 février 2020 à 17h19

Le Premier ministre assure que son gouvernement n'aura pas "la main qui tremble" qui des "décisions plus lourdes" devaient être prises pour enrayer la propagation du virus.

Edouard Philippe a appelé à la "mobilisation, au calme et à la raison" face au risque d'épidémie de coronavirus, à l'occasion d'une prise de parole devant les chefs de parti réunis à Matignon, jeudi 27 février. ""Il n'y a lieu ni d'avoir peur, ni d'être négligent", a t-il estimé, reconnaissant qu'il "y a évidemment une inquiétude en France".

Selon le chef du gouvernement, la France se trouve au premier stade d'une échelle de gradation qui en compte trois. "Nous mettons tout en œuvre pour bloquer, pour traiter très vite les cas isolés qui sont majoritairement des cas en provenance des zones touchées dans le monde", a-t-il développé, en faisant valoir que "c'est ce que nous avons fait, il y a quelques semaines aux Contamines Montjoie avec succès".


"Le deuxième stade, nous y serons si nous voyons apparaître en plusieurs points du territoire national, des grappes de cas, des 'clusters': c'est ce qui se passe aujourd'hui dans certaines zones d'Italie du Nord", a-t-il ajouté alors que le stade 3 correspond à l'épidémie proprement dite. "Chaque stade appelle des réponses différentes et adaptées", a martelé le chef du gouvernement, en mettant en garde contre toute précipitation, pour l'heure, à se fournir en masques. "C'est même assez déconseillé, c'est ce genre de comportement qui risque de créer la pénurie, alors même que des populations pourront, le moment venu, en avoir besoin", a-t-il souligné.

"Si des décisions plus lourdes pour le quotidien de nos compatriotes devaient être prises, le gouvernement sous l'autorité du président de la République n'aurait évidemment pas la main qui tremble", a-t-il ajouté, en rappelant que "108 hôpitaux se tiennent prêts à recevoir des malades" et que 200 millions de masques supplémentaires ont été commandés.

A l'endroit de certains leaders de l'opposition, dont Marine Le Pen, qui a réclamé en vain la fermeture des frontières, le Premier ministre a fait observer que "beaucoup d'idées qui paraissent simples" sont "en réalité simplistes et inefficaces". "J'ai rappelé ce matin que sur ce sujet, le calme, la mesure, le bon sens sont des vertus que nous avons intérêt à cultiver de façon collective", a-t-il encore affirmé, en encourageant les Français à écouter les médecins, "et pas ceux qui veulent prospérer sur des messages d'inquiétude".
 

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