Coronavirus : le reflux de l'épidémie n'est pas dû à l'action du gouvernement, selon Marine Le Pen

Coronavirus : le reflux de l'épidémie n'est pas dû à l'action du gouvernement, selon Marine Le Pen
Marine Le Pen à Paris, le 1er mai 2020.

, publié le mardi 02 juin 2020 à 12h34

La France a dû être confinée uniquement parce que le gouvernement avait "raté" la phase d'endiguement de l'épidémie.

Ce n'est pas grâce à l'action du gouvernement si l'épidémie reflue en France, a estimé mardi 2 juin Marine Le Pen, qui déplore une phase d'endiguement "ratée".

"Ce gouvernement, il n'est pas responsable du fait que l'épidémie reflue grâce à deux mois de confinement, qui a été un sacrifice considérable" et "va avoir des conséquences sociales et économiques très lourdes", a déclaré sur France 2 la présidente du Rassemblement national.


Le confinement a été "obligatoire parce que la phase d'endiguement de l'épidémie a été ratée, à la différence d'autres pays qui ont eu un confinement plus léger", alors que "dès le départ il aurait fallu, comme le réclamait l'OMS, tester, isoler et traiter", a soutenu la cheffe du RN.

La dirigeante d'extrême droite a indiqué qu'elle n'allait pas télécharger l'application StopCovid de suivi de l'épidémie en tant que "responsable politique d'opposition", réclamant "un contrôle parlementaire et un contrôle de la Cnil" (Commission nationale de l'informatique et des libertés) sur cet outil, sinon "les conditions de sécurisation de la vie privée de nos compatriotes ne sont pas réunies".

Pour elle, cette application aurait été "probablement utile" en "phase ascendante" de l'épidémie mais "en l'état", elle "relève plus du gadget".

A propos du groupe Renault, qui a annoncé un plan d'économies prévoyant 4.600 suppressions d'emploi en France, Marine Le Pen a estimé que le constructeur automobile représentait "une trahison politique et un gâchis économique" et qu'elle "ne faisait plus confiance dans cette parole consistant à dire qu'on va préserver tel ou tel site de production". L'État, qui est actionnaire du groupe, "aurait pu influer" sur ce plan et "il ne l'a pas fait", "il porte une lourde responsabilité dans les pertes d'emplois", a estimé la cheffe du RN.

Vos réactions doivent respecter nos CGU.