Coronavirus : la maire de Marseille critique les "mesures d'affichage" demandées par certains élus

Coronavirus : la maire de Marseille critique les "mesures d'affichage" demandées par certains élus
La maire EELV de Marseille Michèle Rubiola, en juillet 2020.

, publié le lundi 14 septembre 2020 à 11h05

"Si, en sortant de la mairie, je vais me baigner, seule, après 20h, je ne pense pas présenter un risque de transmission du virus", a estimé Michèle Rubirola. L'élue, qui est aussi médecin, préconise plutôt l'interdiction des rassemblements publics "sans distanciation physique".

Alors que le préfet des Bouches-du-Rhône, sommé par le Premier ministre, doit proposer ce lundi des "mesures complémentaires" pour Marseille, particulièrement touchée par la "deuxième vague" du Covid-19, la maire EELV de la ville Michèle Rubirola a critiqué, dans un entretien au Monde publié lundi, les "mesures d'affichage" demandées par certains élus. 



"Si, en sortant de la mairie, je vais me baigner, seule, après 20h, je ne pense pas présenter un risque de transmission du virus", a fait valoir l'élue, qui est aussi médecin, faisant allusion au président de la région, Renaud Muselier, LR, qui a souhaité la fermeture des plages et des parcs après 20h. Plutôt que refuser "l'accès à l'espace balnéaire", Michèle Rubirola préconise d'interdire les rassemblements publics "sans distanciation physique".

"La répression ne marche qu'un moment", a-t-elle également estimé, recommandant plutôt d'"accompagner les mesures d'explications" afin qu'elles soient comprises et respectées par tous. "Dans les rues à haute fréquentation, dans les centres-villes, les centres commerciaux, le port du masque doit être obligatoire. Dans les espaces aérés où l'on est seul, il n'y a pas de risque avéré", a mis en avant Michèle Rubirola alors que le port du masque est obligatoire partout depuis la fin août dans la cité phocéenne.



La maire a mis en garde contre "des décisions mortifères", demandant notamment "de ne pas toucher aux horaires de fermeture des bars et des restaurants", déjà forcés par arrêté préfectoral à fermer à 00h30. L'élue a également requis une augmentation de la fréquence des transports en commun et la fermeture des "lieux à risques qui ne respectent pas les mesures barrières imposées".

La maire explique le rebond épidémique de la deuxième ville de France par "un fort accroissement de la fréquentation de la ville pendant les vacances", reconnaissant "des erreurs : "lorsqu'on a laissé de grandes fêtes se dérouler, notamment sur les 'rooftops' (terrasses sur le toit)". Michèle Rubirola a néanmoins jugé que "la situation (était) préoccupante mais (...) sous contrôle", affirmant que "les Marseillais pren(aient) conscience de la situation".
 

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