Coronavirus : la classe politique réagit aux annonces d'Emmanuel Macron

Coronavirus : la classe politique réagit aux annonces d'Emmanuel Macron
©Panoramic

, publié le jeudi 29 octobre 2020 à 08h30

Emmanuel Macron a officialisé plusieurs mesures pour freiner l'épidémie de coronavirus en France mercredi 28 octobre. Des décisions qui ont suscité de vives réactions dans les différents partis politiques.

Sa prise de parole a été scrutée de tous. Mercredi 28 octobre, Emmanuel Macron a dévoilé aux Français les nouvelles consignes sanitaires dans le pays pour lutter contre la seconde vague de contaminations au coronavirus. Parmi elles, le reconfinement dès vendredi 30 octobre de la France. Les écoles vont rester ouvertes, le télétravail sera lui favorisé au maximum dans les entreprises. Des mesures qui dureront "à minima jusqu'au 1er décembre". 



Des annonces qui n'ont pas manqué de faire réagir ses opposants. Leader de la France Insoumise, Jean-Luc Mélenchon évoque un "pilotage incohérent" du gouvernement. "Le déconfinement est un échec. L'épidémie est hors de contrôle. Le président aussi. Aucune leçon tirée." Éric Coquerel n'a pas été plus tendre avec l'exécutif. "Nous n'appellerons pas à la désobéissance, car ce serait ajouter de la pagaille à un fiasco, a assuré le député LFI au micro de Franceinfo. Mais que le chef de l'État ne compte pas sur nous pour le soutenir et faire un blanc-seing à ce qui est un échec total."

Lui aussi député LFI de Seine-Saint-Denis, Alexis Corbière ne comprend pas, pour sa part, que des millions de Français se retrouvent à devoir aller travailler alors qu'un confinement est mis en place dans le pays. 


"C'est un gag !"

"Il y avait plein d'autres choses à faire, a estimé François Ruffin (député LFI de la Somme) sur les ondes de RMC. Quand le président en vient à dire qu'il est surpris par cette deuxième vague, c'est un gag ! La première chose à faire aurait été d'écouter le Conseil scientifique. Le gouvernement a cherché à nous rassurer, mais il a fait preuve d'arrogance."

Président du groupe Les Républicains au Sénat, Bruno Retailleau exprime sur son compte Twitter une pensée "à tous les Français sur lesquels s'abat la brutalité d'un nouveau confinement. Une mesure rendue nécessaire par l'échec cinglant du gouvernement dans la lutte contre le virus." 

Maire de Chalon-sur-Saône et vice-président des Républicains, Gilles Platret a été tout aussi critique. "La population ne peut adhérer à ces mesures sanitaires que s'il y a un degré de confiance suffisant entre elle et le pouvoir, a-t-il affirmé au micro de Franceinfo. Or, la confiance ne se décrète pas, elle se trouve. Il aurait été bon que le chef de l'État reconnaisse ses erreurs."

Marine Le Pen a dénoncé une "gestion erratique de la crise" ainsi qu'un "manque d'anticipations" responsables à ses yeux de la seconde vague de contaminations en France. De son côté, le député de l'Essonne et président de Debout la France Nicolas Dupont-Aignan considère qu'Emmanuel Macron "n'a tiré aucune leçon du premier confinement et impose un deuxième confinement miné d'incohérences."

Réunion de crise à Paris

Face aux annonces d'Emmanuel Macron, la mairie de Paris va s'adapter aux mesures prévues. La maire PS Anne Hidalgo a indiqué qu'elle apportera son soutien aux Parisiens et Parisiennes. Une "cellule de crise" se tiendra dès le jeudi 29 octobre pour préparer le confinement de la capitale. 


Secrétaire national d'Europe-Ecologie-Les Verts, Julien Bayou s'est exprimé sur Franceinfo. Il a regretté un "défaut d'anticipation de cette deuxième vague". Selon lui, le reconfinement a lieu et devient "nécessaire parce que maintenant il est trop tard." "Le gouvernement, par absence de démocratie sanitaire, nous laisse dans le brouillard comme à chaque fois, a regretté Éric Piolle, maire (EELV) de Grenoble, dans les colonnes du Dauphiné Libéré. on attend la parole de Jupiter le soir à 20 heures pour connaître les prochaines étapes. Cette absence de démocratie gêne notre agilité."

 

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