Coronavirus : l'épidémie est "encore en phase d'aggravation", affirme Olivier Véran

Coronavirus : l'épidémie est "encore en phase d'aggravation", affirme Olivier Véran
Le ministre de la Santé Olivier Véran, le 28 mars 2020.

, publié le mardi 07 avril 2020 à 09h30

Invité de BFMTV mardi matin, le ministre de la Santé a estimé que le confinement était "plus que jamais nécessaire" et qu'il "durera(rait) aussi longtemps que nécessaire".

La France est entrée mardi 7 avril dans sa quatrième semaine de confinement pour lutter contre le coronavirus, mais elle est loin d'être encore au bout de ses peines. Au total, depuis le 1er mars, 8.911 personnes sont mortes du Covid-19 en France.

6.494 d'entre elles sont décédées dans les hôpitaux dont 605 en 24 heures, a annoncé lundi soir le ministère de la Santé, nouveau pire bilan quotidien depuis le début de l'épidémie. L'amélioration notée dimanche sur ce plan n'aura donc pas duré.




L'augmentation du nombre "de patients en état grave admis à l'hôpital se réduit, se freine mais nous sommes encore en augmentation, ce qui veut dire que nous ne sommes pas encore au pic épidémique", a prévenu mardi matin sur BFMTV le ministre de la Santé Olivier Véran. "Ça veut dire que nous sommes encore en phase d'aggravation de cette épidémie sur le territoire national", a-t-il ajouté."Hier, nous avons recensé 94 hospitalisations graves supplémentaires, ce chiffre se réduit" mais on dénombre "toujours plus de malades hospitalisés que de malades qui sortent de l'hôpital", a-t-il souligné. 

Pour continuer à faire diminuer le nombre de personnes atteintes du Covid-19, le respect des mesures de confinement est donc "plus que jamais nécessaire", a insisté le ministre de la Santé qui rappelle que "l'épidémie poursuit sa route".

"Trop tôt" pour parler du déconfinement

"Nous ne sommes pas au bout de nos efforts mais ils sont en train de payer", a-t-il souligné. Toutefois, quand le pic aura été atteint, il ne faudra pas se "relâcher" immédiatement, a-t-il insisté, estimant qu'il était "trop tôt" pour parler du déconfinement.


Mis en place le 17 mars pour une durée de 15 jours, puis prolongé jusqu'au 15 avril, le confinement va-t-il durer encore longtemps ? Eludant la question, le ministre a affirmé qu'il "durer(ait) aussi longtemps que nécessaire", tout en assurant que la réponse serait apportée rapidement. M. Véran a indiqué qu'il y aurait "peut-être une intervention du président de la République, ou du Premier ministre, ou des deux, cette semaine" pour trancher.

"C'est à chacun de nous d'être capable de comprendre qu'en restant chez nous, on sauve des vies", a poursuivi le ministre, insistant sur les "sacrifices énormes" demandés à la population.

Concernant les tests sérologiques, l'une des clés pour sortir du confinement, M. Véran a indiqué qu'ils seraient "pris en charge, évidement",  par la sécurité sociale. Interrogé sur l'hydroxychloroquine, un dérivé de la chloroquine testé dans le cadre d'essais cliniques, il a répondu: "j'ai des éléments qui me reviennent des hôpitaux qui ne montrent pas, à ce stade, un effet statistiquement significatif de l'une ou l'autre des molécules" testées sur les patients.

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