Coronavirus : l'enquête de la Cour de justice de la République sur Véran, Philippe et Buzyn a été ouverte

Coronavirus : l'enquête de la Cour de justice de la République sur Véran, Philippe et Buzyn a été ouverte
Photomontage d'Agnès Buzyn, Édouard Philippe et Olivier Véran.

, publié le mardi 07 juillet 2020 à 15h15

Ils sont attaqués pour "abstention de combattre un sinistre".

La Cour de justice de la République (CJR), la seule habilitée à juger les ministres pour des faits commis dans l'exercice de leurs fonctions, enquête désormais sur Édouard Philippe, Olivier Véran et Agnès Buzyn. L'information judiciaire sur la gestion ministérielle de la crise du Covid-19 a été ouverte mardi 7 juillet contre Edouard Philippe, a annoncé le procureur général près la Cour de cassation François Molins.


"Ce jour, le procureur général près la Cour de cassation, ministère public près la Cour de justice de la République, a ouvert une information judiciaire confiée à la commission d'instruction" de la CJR, qui agira comme un juge d'instruction et mènera les investigations, a indiqué François Molins. "Conformément à la décision rendue par la commission des requêtes vendredi 3 juillet dernier, cette information judiciaire est ouverte du chef d'abstention de combattre un sinistre" contre l'ex-Premier ministre Édouard Philippe, l'ex-ministre de la Santé Agnès Buzyn et son successeur Olivier Véran.

Neuf plaintes, parmi les 90 reçues par la CJR, seule instance habilitée à juger les membres du gouvernement pour l'exercice de leur fonction, avaient été jugées recevables et jointes pour cette procédure.


Depuis le début de l'épidémie de coronavirus qui a fait près de 30.000 morts en France, l'exécutif fait face à un flot de critiques notamment sur la pénurie de masques et a été visé par de nombreuses plaintes  pour "mise en danger de la vie d'autrui" ou "homicide involontaire".

Dans un communiqué, Édouard Philippe avait dit vendredi "prendre acte" de l'annonce de l'ouverture d'une information judiciaire et affirmait qu'il apporterait à la commission "toutes les réponses et informations nécessaires à la compréhension de son action et celle de son gouvernement".

Vos réactions doivent respecter nos CGU.