Coronavirus : Emmanuel Macron appelle à "se tenir les coudes" avant le "temps de la responsabilité"

Coronavirus : Emmanuel Macron appelle à "se tenir les coudes" avant le "temps de la responsabilité"
Emmanuel Macron, le 31 mars 2020, à Saint-Barthélemy d'Anjou

, publié le mardi 31 mars 2020 à 14h18

Répondant à "ceux qui cherchent déjà à faire des procès", le président de la République a martelé son message "d'unité" face à la crise du coronavirus.

Alors que les plaintes visant l'exécutif s'empilent déjà, Emmanuel Macron a appelé le pays à se "tenir les coudes" face à une pandémie de Covid-19 "inédite". En visite ce mardi 31 mars dans une usine de masques à Saint-Barthélemy d'Anjou (Maine-et-Loire), le chef de l'Etat a insisté sur sa volonté de "rebâtir notre souveraineté nationale et européenne" sur plusieurs secteurs stratégiques de production.

Il a aussi réservé un commentaire sur les critiques qui affluent quant à la gestion de l'arrivée du virus par l'exécutif. "J'ai un principe simple : quand on mène une bataille, il faut être unis pour la gagner.Toutes celles et ceux qui cherchent à faire des procès alors que nous n'avons pas gagné la guerre sont irresponsables".  Le président de la République a repris son vocabulaire guerrier dans la lignée de sa première allocution de début de crise, avec son récurrent "Nous sommes en guerre".


Quant à d'éventuelles erreurs au sein du gouvernement, "le temps de la responsabilité viendra", insiste Emmanuel Macron. "Ce temps viendra, il est légitime et démocratique. A ce moment-là, la transparence complète devra être faite (...). On regardera ce qu'on pouvait mieux faire. On devra le faire avec un principe de justice à l'égard de tous les choix passés, quels que soient les responsables politiques. Quand on vit quelque chose qui est inédit, on peut pas demander aux gens de l'avoir prévu il y a dix ans", commente t-il en référence aux anciens stocks de masque qui ont disparu au fil des dernières années, sous les mandatures précédentes. Le temps à "assigner les responsabilités" n'est "pas aujourd'hui", a t-il encore ajouté.
 

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