Contre le Covid-19, Emmanuel Macron reconnaît "des changements" de stratégie "d'une semaine à l'autre"

Contre le Covid-19, Emmanuel Macron reconnaît "des changements" de stratégie "d'une semaine à l'autre"
Emmanuel Macron lors d'un déplacement dans l'Eure, le 12 janvier 2021.

, publié le mardi 12 janvier 2021 à 18h30

"Mon obsession, c'est que notre pays sorte de la crise. Et que le jour où nous aurons réussi à endiguer le virus, nous soyons plus forts pour pouvoir relancer plus vigoureusement tous les moteurs de l'économie et cela n'attend pas", a assuré le président.

Comment réussir à endiguer l'épidémie de coronavirus, qui repart en ce début d'année en France, sans arrêter pour autant mettre le pays à l'arrêt ? "Je gère la crise (sanitaire) chaque jour. Le matin, le midi et le soir, c'est mon obsession", a indiqué Emmanuel Macron, en marge d'un déplacement dans l'Eure, mardi 12 janvier.



Pour y parvenir, le président tient "plusieurs fois par semaine, des réunions" et prend des décisions qui ont "vocation à être clarifiés chaque jeudi", lors de la conférence de presse hebdomadaire du Premier ministre Jean Castex et du ministre de la Santé Olivier Véran. Mais "on doit tous garder beaucoup d'humilité face à ce virus qui évolue comme évolue le vivant", ce qui implique "des changements" de stratégie "d'une semaine à l'autre", a-t-il indiqué. 

"Mon obsession, c'est que notre pays sorte de la crise. Et que le jour où nous aurons réussi à endiguer le virus, nous soyons plus forts pour pouvoir relancer plus vigoureusement tous les moteurs de l'économie et cela n'attend pas", a également affirmé le chef de l'Etat. Pour cela, "nous devons bâtir un modèle beaucoup plus résilient aux crises et donc beaucoup plus souverain, où on décide d'être moins dépendants dans nos productions stratégiques", a-t-il poursuivi. 

Le plan de relance doit également "arriver sur le terrain vite, fort et de manière tangible", a souligné Emmanuel Macron, en n'excluant pas que son coût soit revu à la hausse si la crise du Covid-19 se prolongeait. Annoncé en septembre, ce plan de relance de 100 milliards d'euros commence à "se décliner sur le terrain concrètement", a d'ailleurs assuré le chef de l'Etat lors de sa visite du site d'ArianeGroup à Vernon. 

Concernant le montant total des aides publiques, le président a indiqué qu'un bilan devrait être tiré "à l'issue de la crise sanitaire" et "il est évident qu'il y aura des coûts supplémentaires, et sans doute des choix supplémentaires", notamment "dans la politique budgétaire".
 

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