Congrès des maires : Emmanuel Macron renoue le dialogue avec les élus

Congrès des maires : Emmanuel Macron renoue le dialogue avec les élus
Le chef de l'Etat s'est adressé aux maires de France réunis en congrès

publié le jeudi 18 novembre 2021 à 18h45

Entre louages et petites pics, le chef de l'Etat s'est exprimé face aux maires réunis en congrès. 

Remettre les maires au milieu des villes et villages. C'est ce que s'est appliqué à faire le président Emmanuel Macron jeudi soir devant les élus réunis en congrès, en louant leur action pendant la crise du covid-19.  

"J'ai toujours vu les maires au cœur des crises : je me souviens des ouragans, des inondations aux Antilles, dans l'Aude (...) des épisodes de gel, des attentats terroristes (...) des mouvements sociaux (...) à chaque fois, les maires étaient aux avant-postes", a déclare le président de la République. 


Ce dernier a également assuré les maires de son soutien alors que certains d'entre eux sont les cibles de violences. "Vous avez été au cœur de toutes les tensions de la société, pour beaucoup elles préexistaient à la crise, elles n'ont fait que croître durant celles-ci (...) Partout où il y a le retour de la violence contre celles et ceux qui détiennent une autorité démocratique et légitime, c'est un bout de République qu'on retire", a lancé Emmanuel Macron. "Je veux vous dire la reconnaissance de la nation" qui "sera à vos côtés partout où il y a un retour de la violence". 

Tensions passées
Après les discours critiques du nouveau président de l'AMF David Lisnard (LR) et du vice-président André Laignel (PS), le chef de l'Etat a reconnu quelques tensions passées. "Il se peut qu'il y ait eu des malentendus au début, il se peut qu'il ait eu des préjugés. J'assume de ne pas avoir été maire", a-t-il lancé après un quinquennat émaillé de tensions mais dans une ambiance moins houleuse que lors de sa première intervention en 2017 où il avait été sifflé par les élus.


Evoquant ce reproche qu'on lui fait d'être "un des seuls présidents de la Vème République à ne pas avoir été maire", il a répliqué: "j'ai compris que l'on honorait beaucoup le général de Gaulle ces derniers temps. Il se peut qu'il ait eu le même défaut." Mais "j'espère que vous avez découvert (...) que j'aimais votre action", a-t-il poursuivi, en rappelant ses heures de questions-réponses avec des maires durant le grand débat lors de la crise des gilets jaunes. 

Le chef de l'État a aussi reconnu les "injonctions contradictoires" que subissent les maires, tout comme lui-même, reconnaissant que certaines décisions étaient trop éloignées du terrain et "descendent d'en haut". Une manière de répondre aux critiques des dirigeants de l'AMF qui lui ont reproché "l'extrême-centralisation" de ses décisions, que préfets et même ministres "découvrent à la télévision". 

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