Congé pour la perte d'un enfant : LREM promet de "réparer" son "erreur" au Sénat en mars

Congé pour la perte d'un enfant : LREM promet de "réparer" son "erreur" au Sénat en mars
Le Sénat, en 2016 (illustration)

, publié le lundi 03 février 2020 à 21h57

La députée macroniste Olivia Grégoire a indiqué que ses collègues de la majorité entendaient "réparer" leur "lourde" erreur d'avoir refusé d'allonger de cinq à douze jours le congé d'un salarié venant de perdre un enfant.

Après le tollé suscité par le refus initial d'allonger le congé pour la perte d'un enfant, plusieurs députés de la majorité LREM à l'Assemblée nationale ont reconnu une "erreur", qui sera réparée au Sénat en mars.

Plutôt que de déposer un nouveau texte et "par souci d'efficacité", les parlementaires vont s'appuyer sur la proposition de loi initiale UDI-Agir que le gouvernement va inscrire à l'agenda du Sénat la semaine du 3 mars, selon le groupe majoritaire. Les députés travailleront dès mardi à l'élaboration d'une nouvelle rédaction avec le gouvernement, "dans le cadre d'une mission flash sur un amendement" en vue de cet examen au Palais du Luxembourg.

Ils "veilleront à y inclure tous les sujets qui doivent y trouver leur place, et peut-être pas seulement celui le plus sensible des congés", a précisé le groupe, indiquant que la mission réunira quatre députés de la majorité dont Sereine Mauborgne (LREM) mais aussi des représentants des associations et des entreprises.

"On va réparer les choses", promet Sibeth Ndiaye

Plus tôt, la députée Olivia Grégoire avait indiqué que la majorité entendait "réparer" cette "lourde" erreur du refus jeudi d'allonger de cinq à douze jours le congé d'un salarié venant de perdre un enfant, son collègue Laurent Saint-Martin reconnaissant aussi sur LCI "une erreur politique manifeste". "Quand on fait une erreur aussi lourde, un on la reconnaît, deux on la répare vite, et trois on est mieux-disant, on propose mieux, on va proposer mieux, et très vite", a indiqué Olivia Grégoire.

Reconnaissant une "erreur collective", elle a toutefois appelé à "un peu d'humanité dans le traitement des députés", dont "certains" sont selon elle "concernés par ces drames". "On va réparer les choses" et "on profitera du débat au Sénat pour pouvoir rectifier les choses", a indiqué de son côté la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye sur France 2, en reconnaissant "une erreur d'appréciation politique".

"Il faut aller au-delà des seuls congés parce que ce n'est pas le seul sujet. Il faut améliorer l'accompagnement psychologique des parents, il faut mieux prendre en charge les frais funéraires", a précisé sur RMC-BFMTV Adrien Taquet, le secrétaire d'Etat à la Protection de l'enfance, qui souhaite que "la solidarité nationale prenne sa part en plus des entreprises". Emmanuel Macron était intervenu lui-même samedi pour faire cesser la polémique en demandant au gouvernement "de faire preuve d'humanité". La ministre du Travail Muriel Pénicaud a elle admis une "erreur".

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