Condamnée à l'inéligibilité, la maire de Montauban dénonce "un piège politique"

Condamnée à l'inéligibilité, la maire de Montauban dénonce "un piège politique"
Brigitte Barèges (g) lors d'une cérémonie à Toulouse, le 19 mars 2017
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, publié le mercredi 10 février 2021 à 20h39

La maire de Montauban Brigitte Barèges (LR), condamnée mardi à cinq ans d'inéligibilité par le tribunal correctionnel de Toulouse dans une affaire de détournement de fonds publics, a dénoncé mercredi au cours d'une conférence de presse "un piège politique".

"Je suis victime d'un piège politique dans lequel je suis naïvement tombée", a déclaré à la mairie de Montauban Mme Barèges, au lendemain de sa condamnation avec effet immédiat.

L'un des défenseurs de Mme Barèges, Me Jean-Luc Forget, a fait part à l'AFP de son intention de faire appel, cependant en vertu de "l'exécution provisoire", l'appel ne suspend pas l'application de la peine prononcée en première instance.  

L'élue de 67 ans, dans l'impossibilité de garder son siège, a indiqué que son premier adjoint, Axel De Labriolle, serait le prochain maire de Montauban, "si les élus de la majorité suivent", a-t-elle ajouté.

Outre la peine d'inéligibilité, le tribunal correctionnel a condamné l'élue à 12 mois de prison avec sursis et 15.000 euros d'amende.

"Ma raison de vivre c'était mon mandat, ma ville", a encore affirmé des sanglots dans la voix celle qui était maire de la préfecture de Tarn-et-Garonne depuis 2001.

Pour autant Mme Barèges "ne (s')avoue pas battue", affirmant : "j'espère beaucoup de ce recours en appel".

Par ailleurs, les soutiens de Brigitte Barèges appellent à un rassemblement samedi à 11h00 devant la préfecture de Tarn-et-Garonne.

La préfète du département doit publier un arrêté dans les 15 jours qui actera la fin des mandats de cette figure de la droite locale connue pour ses propos jugés homophobes et xénophobes.

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