Condamnation de Nicolas Sarkozy : une sanction "extrêmement dure" pour la droite, une victoire pour la démocratie selon EELV

Condamnation de Nicolas Sarkozy : une sanction "extrêmement dure" pour la droite, une victoire pour la démocratie selon EELV
L'ancien président Nicolas Sarkozy au tribunal, le 1er mars 2021.

publié le lundi 01 mars 2021 à 15h40

"Acharnement insensé", sanction "extrêmement dure"... La condamnation de l'ancien président est vivement critiquée à droite. 

C'est une première dans l'histoire de la Ve République : l'ancien président Nicolas Sarkozy a été condamné, lundi 1er mars, à trois ans de prison dont un ferme pour corruption et de trafic d'influence dans le cadre de l'affaire des écoutes.

La décision a été vivement critiquée à droite.



L'ancienne première dame, Carla Bruni-Sarkozy, a ainsi dénoncé un "acharnement insensé". "Le combat continue, la vérité fera jour", écrit-elle sur Instagram.  


De son côté, le président des Républicains Christian Jacob a fait part sur Twitter de son "soutien indéfectible" à Nicolas Sarkozy. "La sévérité de la peine retenue est absolument disproportionnée et révélatrice de l'acharnement judiciaire d'une institution déjà très contestée. Toute la lumière devra être faite sur les méthodes et l'indépendance du PNF", estime-t-il.


Le président du groupe LR au Sénat Bruno Retailleau a également jugé la condamnation "extrêmement dure dans un dossier particulièrement faible". "Petit rappel : il y a un droit à la présomption d'innocence tant que les voies de recours n'ont pas été purgées", a-t-il ajouté sur Twitter. Le député LR des Alpes-Maritimes Eric Ciotti a également fait par de son "amitié" et sa "fidélité" à l'ancien chef de l'Etat, lui apportant son "soutien indéfectible dans cette épreuve qui ne constitue qu'une étape dans un parcours judiciaire qui est loin d'être terminé".

"Eclatant deux poids deux mesures avec la condamnation de Nicolas Sarkozy : quand la justice sera-t-elle aussi sévère avec les délinquants qui trafiquent de la drogue et agressent nos policiers ?", s'interroge de son côté le président de Debout la France, Nicolas Dupont-Aignan. 


A gauche, la condamnation de Nicolas Sarkozy a été saluée par certains comme une victoire de la démocratie. "On reconnaît une démocratie à sa capacité à juger ses dirigeant-es. Après, Chirac, Sarkozy condamné, et la clique Gueant, Balkany et Cie. La corruption mine notre pacte démocratique et coûte des milliards chaque année", souligne Julien Bayou, secrétaire national d'EELV.


Le maire écologiste de Grenoble EELV a simplement cité un ancien tweet de Nicolas Sarkozy. "Il faut que les peines soient exécutées. La non-exécution des peines, c'est l'impunité", écrivait l'ancien président en 2012.

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