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Comptes de campagne : Anticor saisit Matignon après la hausse du salaire du président de la commission

Comptes de campagne : Anticor saisit Matignon après la hausse du salaire du président de la commission
François Logerot, le président de la commission des comptes de campagne, en 2003 à paris.

Orange avec AFP, publié le mercredi 18 juillet 2018 à 14h40

Pour l'association, une augmentation de la rémunération du président d'une autorité administrative, en cours de mandat, "est susceptible de porter atteinte à son indépendance".

L'association de lutte contre la corruption, Anticor, a demandé au Premier ministre, Edouard Philippe, de revenir sur l'augmentation de salaire du président de la commission des comptes de campagne (CNCCFP), François Logerot, a-t-elle annoncé dans un communiqué, publié mardi 17 juillet.



Cette hausse de salaire, rétroactive au 1er janvier 2018, a été actée par un décret et un arrêté le 30 mai dernier. Grâce à ces deux textes, François Logerot, le président de la CNCCFP, est passé de 4.574 euros brut d'indemnité forfaitaire mensuelle à 6.204 euros brut, ainsi qu'une indemnité de fonction annuelle de 9.500 euros bruts, soit une augmentation de 53 %.



Deux textes "à la fois inopportuns et illégaux"

Pour l'association, une augmentation de la rémunération du président d'une autorité administrative, en cours de mandat, "est susceptible de porter atteinte à son indépendance". Anticor a, par ailleurs, rappelé que le code des relations entre le public et l'administration interdit toute mesure rétroactive. Ces deux textes sont "à la fois inopportuns et illégaux", estime dans son communiqué l'association, qui demande au Premier ministre de faire en sorte qu'il soit procédé à leur "retrait".

L'association de lutte contre la corruption avait saisi le parquet de Paris, mi-juin, pour demander l'ouverture d'une enquête sur des "irrégularités" dans les comptes de campagne présidentielle d'Emmanuel Macron, Benoît Hamon, Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen. L'association soupçonne les candidats d'avoir bénéficié de remises ou des surfacturations sur le coût pour certaines prestations.



Le parquet de Paris avait alors demandé à la CNCCFP de préciser ses critères d'appréciation de la régularité de certaines dépenses et ristournes mises en cause par l'association. Dans les semaines à venir, le procureur de la République décider s'il ouvre une enquête ou non.

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