Cohn-Bendit : "Collomb reprend une partie du vocabulaire de l'extrême droite"

Cohn-Bendit : "Collomb reprend une partie du vocabulaire de l'extrême droite"
L'ancien élu écologiste, Daniel Cohn-Bendit, le 8 mai 2017 à Paris.
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Orange avec AFP, publié le vendredi 22 juin 2018 à 09h20

VIDÉO. Pour l'ancien eurodéputé, Daniel Cohn-Bendit, Gérard Collomb "n'est pas à la hauteur de la problématique" liée à la crise des migrants.

Selon lui, le ministre de l'Intérieur a "repris une partie du vocabulaire de l'extrême droite".

"Je rougis quand j'entends le ministre de l'Intérieur. Je trouve qu'il n'est pas à la hauteur de la problématique", a déploré Daniel Cohn-Bendit, le jeudi 21 juin sur le plateau de l'émission "Questions d'info" organisée par LCP-Le Point-AFP, estimant qu'il y avait un "problème Collomb".

"Je suis persuadé que le gouvernement français a fait une erreur"

"Quand il dit que la France est submergée de migrants, Emmanuel Macron ne dirait jamais ça (...) il (Gérard Collomb) a repris au Parlement une partie du vocabulaire de l'extrême droite", a fustigé l'ancien élu, qui a soutenu Emmanuel Macron à la présidentielle. "Il y a peut-être un partage des rôles", entre Emmanuel Macron et Gérard Collomb, a reconnu Daniel Cohn-Bendit.



S'il a souligné que "la France a accueilli bien plus de réfugiés que le gouvernement d'avant", il a cependant regretté que l'État n'ait pas pris la décision d'accueillir l'Aquarius. "Je suis persuadé que le gouvernement français a fait une erreur (...) Je l'aurais fait en Corse (...) avec des fonctionnaires de l'Ofpra qui vérifient leur situation", a-t-il expliqué.

"Emmanuel Macron peut dormir tranquille à l'Élysée"

Appelant le chef de l'État à aller "plus loin sur une protection sociale universelle", Daniel Cohn-Bendit a en revanche déploré les polémiques récentes autour du prix du remplacement de la vaisselle de l'Élysée, ou de la possible installation d'une piscine dans la demeure de Brégançon (Var), racontée par L'Express.



"Tous les futurs présidents de la République, que ce soit Mélenchon, Marine Le Pen, pourront utiliser la piscine de Brégançon, donc ils devraient être contents", a-t-il ironisé. "Il serait bien qu'une République, une démocratie française ait une opposition intelligente", a-t-il ajouté. "Entre Wauquiez, Marine Le Pen, et Jean-Luc Mélenchon, il (Emmanuel Macron) peut dormir tranquille à l'Élysée".

L'ancien eurodéputé a toutefois confié sa "sympathie pour la tentative de Yannick Jadot" de pousser pour une liste Europe Écologie-Les Verts aux européennes (EELV). "Je crois que La République en marche, pour l'instant, a besoin d'être titillée par un mouvement pro-européen et écologiste. Ça ne veut pas dire qu'Europe Écologie a raison sur tout, mais on a besoin de cette tension pour avancer", a-t-il analysé.

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