Climat : Emmanuel Macron défend le nucléaire et le "cas par cas" pour l'éolien

Climat : Emmanuel Macron défend le nucléaire et le "cas par cas" pour l'éolien
Emmanuel Macron, le 27 juillet 2021, à Manihi, dans l'archipel des Tuamotu.

publié le mardi 27 juillet 2021 à 12h57

En déplacement en Polynésie française, le chef de l'Etat a assuré qu'il fallait "développer encore le renouvelable", tout en soulignant qu'il ne voulait pas voir "abîmer le paysage" français. 

"On a une chance c'est le nucléaire mais on doit développer encore le renouvelable". En déplacement en Polynésie française, Emmanuel Macron a fait le point auprès de franceinfo sur ses ambitions en matière de politique énergétique. 

"La France a une chance, quand on parle d'émission de gaz à effet de serre, c'est le nucléaire", a estimé le chef de l'Etat à Papeete mardi 27 juillet (lundi 26 juillet, localement, heure de Papeete).

"Nous sommes le pays d'Europe qui a le moins de tonnes de CO2 émises par habitant. Pourquoi? Parce qu'on a le nucléaire historique, et donc ce qui fait que, là où les autres pays ont des mines de charbon ou importent beaucoup de gaz - ce qui est un hydrocarbure et a un bilan carbone qui est mauvais, nous on a la chance d'avoir le nucléaire historique", a-t-il plaidé, appelant à ne pas tomber dans des débats qui sont "exclusifs ou trop généraux" sur le nucléaire.




"Il faut un cap clair, celui que je donne. On a une chance c'est le nucléaire mais on doit développer encore le renouvelable", a poursuivi le président qui souhaite "accélérer" le développement de "la biomasse, de la géothermie, du solaire et de l'éolien". 

"Il faut savoir adapter ou renoncer"

Interrogé spécifiquement sur les éoliennes, sources parfois de tensions en France, Emmanuel Macron a défendu "le pragmatisme au cas par cas". "Il faut savoir adapter ou renoncer" aux projets d'éoliennes "au cas par cas", qui "créent trop de tension, dénaturent le paysage, parce que parfois ça arrive", a-t-il fait valoir, estimant qu'il fallait réussir à "concilier ce pragmatisme avec notre ambition climat".

"Il y a des endroits où les projets en solaire, en éolien, sont bien concertés, bien pensés, s'inscrivent dans le paysage (et qui) sont acceptés par la population et permettent de développer aussi des retours économiques", a-t-il salué, encourageant à aller dans cette direction. Il a d'ailleurs souligné la "stratégie ultra-marine qui est de développer massivement le renouvelable parce que c'est une stratégie de souveraineté" dans les territoires d'Outre-mer comme la Polynésie.

Mais le chef de l'Etat ne veut pas voir ces projets "abîmer le paysage". "Je tiens aux paysages de France et je pense que c'est une part de notre patrimoine, de notre richesse profonde, de notre identité", a-t-il plaidé. Mentionnant l'exemple des Hauts-de-France, Emmanuel Macron a expliqué qu'il était, selon lui, indispensable d'"améliorer la concertation locale", notamment lorsque des projets éoliens nourrissent une certaine réticence de la population locale.

Le chef de l'Etat a notamment expliqué vouloir "développer le solaire sur les friches militaires."

Le Parlement a définitivement adopté la semaine passée le projet de loi climat, un "tournant écologique" vanté par le gouvernement mais vivement critiqué par les ONG et la gauche pour son "manque d'ambition".
 

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