Claude Chirac n'exclut pas un engagement politique en Corrèze

Claude Chirac n'exclut pas un engagement politique en Corrèze
Claude Chirac à Paris le 11 février 2020

, publié le samedi 26 septembre 2020 à 20h38

Claude Chirac, la fille de l'ancien président de la République Jacques Chirac, a émis samedi l'hypothèse d'un engagement politique en Corrèze, le fief de sa famille, et a jugé inconcevable l'absence d'un candidat "de la droite républicaine" à l'élection présidentielle de 2022.

"Je serais très heureuse de m'engager pour la Corrèze, sous quelle forme honnêtement, je ne le sais pas encore", a déclaré la présidente de la Fondation Chirac, âgée de 57 ans, sur BFMTV.

Interrogée sur l'hypothèse d'une candidature à l'occasion des prochaines élections départementales, Mme Chirac a déclaré y "réfléchir": "je ne peux pas dire ni oui, ni non, j'y réfléchis".  

"Vous pouvez avoir mille formes d'engagement. Il n'y a pas que l'engagement politique, il est majeur mais il n'y a pas que l'engagement politique. (...) Si je peux être utile, j'irai à 1.000%. En Corrèze, parce que ça paraît bien sûr la terre qui fait le plus de sens pour moi, mais je ne sais pas encore", a souligné celle qui a également affirmé vouloir "rester à son juste niveau".

Jacques Chirac a été pendant plusieurs décennies le visage politique de ce département rural, situé aux marges du Massif Central. Entre autres mandats, il a été président du conseil général de 1970 à 1979 et a exercé le mandat de député de l'ex-troisième circonscription de Corrèze pendant 16 années, au fil de quatre décennies. 

La mère de Claude Chirac, Bernadette, n'est pas en reste puisqu'elle a occupé un poste de conseillère générale du département pendant 36 ans.

Claude Chirac a également commenté l'actualité de la droite, en soutenant ardemment une candidature de l'ex-camp politique de son père à la présidentielle de 2022.

"J'espère bien", a répondu Claude Chirac à une question sur l'opportunité d'une candidature de "la droite républicaine" à la prochaine élection.

"Sinon c'est l'effondrement du système démocratique français", a-t-elle ajouté alors que le maire de Nice Christian Estrosi a appelé son camp, la droite, à passer "un accord avec Emmanuel Macron" en vue de l'élection présidentielle de 2022, une proposition battue en brèche par sa famille politique. 

"Il n'y a pas de successeur de Jacques Chirac, pas d'héritier", a-t-elle par ailleurs commenté alors que le monde politique a commémoré cette semaine le premier anniversaire de la mort de l'ancien chef de l'Etat (1995-2007).

"Il y a un an, le Président Chirac nous quittait. Jamais nous n'oublierons ses combats et ce qu'il a fait pour la France", a tweeté samedi Emmanuel Macron, un an jour pour jour après sa disparition.

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