Christophe Billan quitte la présidence de Sens commun

Christophe Billan quitte la présidence de Sens commun

Palavas-les-Flots, le 14 septembre 2014. (Illustration)

Orange avec AFP, publié le vendredi 10 novembre 2017 à 08h05

POLITIQUE. Sa main tendue à Marion Maréchal-Le Pen lui aura coûté son poste.

Christophe Billan a annoncé au Figaro qu'il démissionnait de la présidence de l'émanation politique de la Manif pour tous, affiliée au parti Les Républicains.

"Si Marion Maréchal-Le Pen vient demain avec ses idées rejoindre une plateforme, cela ne me posera aucun problème", affirmait le 10 octobre dernier Christophe Billan dans un entretien au mensuel L'Incorrect, tout en précisant "si elle est plus Le Pen que Marion, j'aurai un souci". Les propos du président de Sens commun avaient déclenché une polémique au sein des Républicains, le secrétaire général Bernard Accoyer rappelant notamment la "ligne rouge infranchissable" d'un accord politique avec l'extrême-droite. Et déclenché son départ de ce parti politique issu du mouvement la Manif pour tous.

"Je démissionne de la présidence de Sens commun", a-t-il affirmé dans un entretien publié vendredi 10 novembre dans Le Figaro. "Le bureau politique et le comité stratégique du mouvement m'ont renouvelé leur soutien à trois reprises et s'apprêtaient à le faire une quatrième fois lundi. Je suis très touché par cette loyauté (...) mais tant que je reste un point de crispation, Sens commun ne peut pas remplir sa fonction, qui est de peser sur le débat des idées", a-t-il ajouté. Selon lui, "il faut que l'on sorte de cette espèce de procès stalinien, de cette tempête dont le but est de réduire au silence Sens commun. Ensuite, je veux recouvrer ma liberté de parole (...) Mais je reste un adhérent fidèle du mouvement".

LE FN EST "UNE IMPASSE"

Christophe Billan souhaite-t-il s'allier au FN ? "Jamais, à titre personnel ou comme président de Sens commun, je n'ai tendu la main au Front national, qui constitue à mes yeux une impasse", a-t-il répondu. "Le FN est dans une posture de repli, dans une logique d'hystérisation du débat et de stigmatisation des personnes. Dans sa volonté d'exister, ce parti s'empare de valeurs et de thématiques essentielles mais en dévoie le sens".

Il a tenu également "à reclarifier (s)es propos qui ont fait polémique", affirmant qu'il s'était déclaré prêt à collaborer avec Mme Maréchal-Le Pen à "deux conditions : son retour effectif et la rupture avec le FN".

Il a estimé par ailleurs "indispensable d'avoir une clarification doctrinale de la droite". "La reconfiguration véritable de la droite nécessite d'avoir une plateforme de discussion destinée à approfondir des thématiques essentielles pour l'avenir de notre pays". "L'État-nation, au nom de permanences qui échappent au principe marchand, doit préserver notre souveraineté, conserver des points d'ancrage comme la culture et l'identité tout en évoluant dans un monde ouvert et évolutif. Préserver cet équilibre me semble être la vocation de la droite et c'est cela qui nous distingue de la gauche et du 'macronisme'".

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9 commentaires - Christophe Billan quitte la présidence de Sens commun
  • Et ça change quoi ?

  • Et ça change quoi ?

  • La "cathosphère" en deuil. :O)).....

    T'inquiète, c'est pour mieux rebondir et t'amener à donner un sens à ta vie de nihiliste

  • On se doutait que c'était pas parce qu'il était trop à gauche ... D'ici un an on le retrouve à côté de Wauquiez !

  • Pourquoi ces militants si prompts à réagir sur les questions de "morale" ne se
    bougent-ils jamais contre les échappements fiscaux ?