Christian Estrosi lance son parti politique "La France audacieuse"

Christian Estrosi lance son parti politique "La France audacieuse"
Christian Estrosi le 17 décembre 2017 sur la plage de Nice (Alpes-Maritimes).

Orange avec AFP, publié le mercredi 20 décembre 2017 à 16h10

Christian Estrosi a annoncé mardi soir le lancement de son propre parti politique : "La France audacieuse". Au contraire de Xavier Bertrand, le maire de Nice (Alpes-Maritimes) entend rester au sein des Républicains (LR) même s'il ne se fait pas d'illusion pour la suite.

LES RÉPUBLICAINS "PROCHE DE LA MORT CÉRÉBRALE"

La double casquette France audacieuse - Les Républicains s'annonce en effet délicate : "Si demain, on me met dans une situation qui m'amènerait à devoir privilégier mon parti à mon pays, j'en tirerais toutes les conséquences", a-t-il affirmé mardi soir sur France info.



"Je ne souhaite pas abandonner ma famille politique pour peu qu'elle demeure fidèle à ses valeurs européennes, républicaines et humanistes", ajoute-t-il dans un entretien publié mercredi par Le Point.

"Je suis membre des Républicains en espérant que ma vision, mon ouverture d'esprit puisse encore peser dans mon parti... Si c'est encore possible, à un moment où celui-ci est proche de la mort cérébrale".



"Pour moi, il y a des lignes rouges infranchissables", explique-t-il . "Quand madame Calmels précise qu'il n'y a pas d'accord avec le Front national 'pour l'instant', je trouve cette mention de trop. Quand on donne une tribune à Sens commun dont les valeurs sont plus proches de celles de Marion Maréchal-Le Pen que de Jacques Chirac, je ne suis pas d'accord. Quand on manque de respect au chef de l'État en le qualifiant de 'Dark Vador' ou de 'président de la haine', je suis choqué", lance-t-il.

"LA DIVERSITÉ CE N'EST PAS LE DÉSORDRE"

L'ancien ministre assure que 600 élus, 250 à 300 maires ont déjà rejoint la nouvelle formation, qui réunit 10.000 adhérents. L'association de financement a déjà été créée en septembre et agréé par la Commission nationale des comptes de campagne et des financements publics. Le congrès fondateur du parti est prévu pour fin janvier ou début février à Paris.

"La diversité, ce n'est pas le désordre", a répliqué mercredi Damien Abad, 3e vice-président des Républicains sur CNews. "La droite ne peut pas continuer à avoir des petites chapelles qui vivent les unes à côté des autres". "Il y avait une élection, il fallait se présenter à cette élection", a également lancé Damien Abad, pour qui le nouveau président de LR, Laurent Wauquiez, "a une légitimité populaire et démocratique qui est incontestée et incontestable".



"La réalité c'est qu'on est en train de construire une nouvelle droite, avec une équipe rajeunie", a-t-il poursuivi, affirmant que "les petites tambouilles entre quelques uns ne produiront pas les conditions d'une alternance". "Moi je souhaite que tous les talents s'expriment dans notre famille politique, je souhaite que Christian Estrosi, que Valérie Pécresse puissent participer à ce débat, le rassemblement est ouvert", a également dit le député de l'Ain. "Laurent Wauquiez a tendu la main à Christian Estrosi, à Valérie Pécresse, et à d'autres, mais nous n'attendrons pas, et aujourd'hui le train est en mouvement".

"Ce qui est sûr c'est que la porte des Républicains sera toujours ouverte, mais ce qui est sûr aussi c'est que Les Républicains, ça ne peut pas être une famille où on ne se parle pas, où on ne débat pas et où chacun vit dans sa petite cabine téléphonique", a-t-il conclu.

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