Chômage partiel : "s'il faut maintenir le dispositif" en 2021, "nous le maintiendrons", assure Bruno Le Maire

Chômage partiel : "s'il faut maintenir le dispositif" en 2021, "nous le maintiendrons", assure Bruno Le Maire
Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire, le 3 septembre 2020.

, publié le jeudi 03 septembre 2020 à 21h50

Le ministre de l'Economie a par ailleurs appelé les Français à aider le gouvernement à relancer l'économie française en dépensant leur épargne.  

Si le plan de relance, présenté ce jeudi, soutient "massivement" les entreprises car "ce sont les entreprises qui ont le plus souffert de la crise", "nous n'oublions pas les ménages", a assuré le ministre de l'Economie Bruno Le Maire jeudi soir sur France 2, ajoutant que le gouvernement avait "massivement protégé les salariés, pour éviter des centaines de milliers de licenciements". "Nous avons fait le maximum pour les salariés et les entreprises. Nous continuerons", a-t-il déclaré. 



Evoquant le dispositif de chômage partiel mis en place dès le début du confinement mi-mars, le locataire de Berçy a assuré que si cela s'avérait nécessaire, le gouvernement avait l'intention de le prolonger.

Limité aujourd'hui à six mois, ce dispositif prévoit l'indemnisation de 84% du salaire net pour le salarié (72% à partir d'octobre). Cette mesure, qui bénéficie à plusieurs millions de Français, n'est aujourd'hui prévue durer que jusqu'à la fin de l'année.  

"Pour les secteurs les plus exposés - l'hôtellerie, les cafés, les restaurants, l'événementiel -, il y a aura du chômage partiel jusqu'à la fin de l'année. Si après il faut le maintenir nous le maintiendrons", a assuré le ministre. "Pour l'instant ce n'est pas prévu mais nous avons toujours répondu présent", a-t-il ajouté, expliquant avoir conscience de "cette angoisse de millions de Français pour leur emploi".

Environ 2,4 millions de salariés du secteur privé étaient en chômage partiel en juillet, soit plus de deux millions de moins qu'en juin, selon une estimation fin août de la Dares, le service de statistiques du ministère du Travail. Ils étaient 8,8 millions en avril. Un autre dispositif d'activité partielle, un dispositif "de longue durée", présenté par l'exécutif comme un "bouclier anti-licenciements", a par ailleurs été instauré fin juillet pour quelques secteurs faisant face à une réduction d'activité durable, comme l'aéronautique. 



Les Français appelés à dépenser leur épargne

Jeudi soir, Bruno Le Maire a également appelé les Français à "dépenser de l'argent, investir dans l'économie pour relancer cette machine économique". Les Français ont épargné 100 milliards d'euros depuis le début de la crise "c'est-à-dire le même montant que le plan de relance", a souligné le ministre. "Oui, c'est de l'épargne de précaution pour faire face à des temps qui s'annoncent effectivement difficiles, mais la meilleure manière de passer ces temps difficiles, c'est de nous aider à relancer l'économie en dépensant cet argent dans l'économie française", a-t-il poursuivi. 

Bruno Le Maire a également affirmé une nouvelle fois que "la dette sera remboursée". "Toutes les dettes devront être remboursées. Le choix que nous faisons est simple : il faut aujourd'hui protéger les salariés et les entreprises. Demain, il faudra relancer l'économie et rembourser les dettes : on le fera grâce à la croissance", a expliqué le ministre qui estime que "d'ici deux ans nous aurons retrouver le même niveau de développement économique qu'avant la crise".
 

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