Chômage : les bons chiffres sont la conséquence du "quoi qu'il en coûte", selon Élisabeth Borne

Chômage : les bons chiffres sont la conséquence du "quoi qu'il en coûte", selon Élisabeth Borne
Élisabeth Borne à Paris, le 12 octobre 2021.

publié le jeudi 28 octobre 2021 à 11h06

"Le niveau de chômage est revenu à celui d'avant la crise sanitaire", a assuré la ministre.

La ministre du Travail, Élisabeth Borne, s'est félicitée des bons chiffres du chômage, qu'elle a mis jeudi 28 octobre sur le compte de la politique du "quoi qu'il coûte" mise en place par le gouvernement pendant la pandémie.

Pour elle, la baisse de 5,5% du nombre de chômeurs de catégorie A au 3e trimestre est due à "un nombre record d'embauches, plus de 2,5 millions d'embauches en CDD de plus d'un mois ou en CDI".

"C'est une bonne nouvelle, les dispositions mises en place pendant la crise sanitaire portent leurs fruits, a-t-elle déclaré sur France Inter. C'est l'effet du 'quoi qu'il en coûte'."


La ministre a souligné que les embauches au 3e trimestre constituaient "un record depuis 20 ans". 

"Le niveau de chômage est revenu à celui d'avant la crise sanitaire", a assuré Élisabeth Borne.

Le nombre de chômeurs de catégorie A a baissé de 5,5% au troisième trimestre en France (hors Mayotte) par rapport au trimestre précédent, soit 206.000 inscrits en moins, à 3,544 millions, selon les chiffres du ministère du Travail publiés mercredi. Sur un an, la baisse est de 9,7%.


Par ailleurs, la ministre a annoncé que les deux dernières mesures de la réforme controversée de l'assurance chômage -le durcissement des règles sur la dégressivité des allocations et sur la durée d'affiliation nécessaire pour ouvrir ou recharger un droit- entreront bien en vigueur le 1er décembre.

"À partir du 1er décembre, il faudra avoir travaillé 6 mois et non plus 4 mois pour bénéficier d'une allocation chômage, et la dégressivité s'appliquera au-delà du 6e mois et non pas du 8e mois comme aujourd'hui" pour les salaires au-delà de 4.500 euros, a détaillé la ministre du Travail.

Réforme emblématique du quinquennat au parcours chaotique, le durcissement des règles de calcul de l'allocation chômage est entrée en vigueur le 1er octobre mais l'application de ces deux dispositions étaient soumise à certaines conditions d'amélioration du marché de l'emploi. "Aujourd'hui, les critères sont remplis, puisqu'on a eu un nombre très important d'embauches sur les quatre derniers mois et puisque avec ces 200.000 demandeurs d'emploi de moins sur le dernier trimestre, on est à près du double de la baisse qui était nécessaire pour que les deux dispositions rentrent en vigueur", a-t-elle détaillé.

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