"Chèque en bois", "improvisations" : l'indemnité inflation de Castex ne convainc pas l'opposition

"Chèque en bois", "improvisations" : l'indemnité inflation de Castex ne convainc pas l'opposition
Jean Castex, sur le plateau de TF1, jeudi 21 octobre

publié le vendredi 22 octobre 2021 à 08h20

Face à la question explose de la baisse du pouvoir d'achat, l'exécutif a dégainé une solution simple "qui se voit", pour répondre aux inquiétudes.

Sa prise de parole était attendue : Jean Castex a annoncé le versement d'une "indemnité classe moyenne" pour la fin de l'année, qui concernera 38 millions de Français. L'Etat va ainsi débourser 3,8 milliards pour accorder une aide à tous les Français qui gagnent moins de 2.000 euros nets par mois, qu'ils aient une voiture ou non.

Du côté de la majorité, Christophe Castaner, patron des députés LREM, salue "une mesure rapide et efficace pour préserver le pouvoir d'achat des Français".


A droite, Damien Abad a de son côté raillé des "chèques cadeaux" gouvernementaux. "Acheter la paix sociale avec des chèques cadeaux, c'est bien. S'attaquer aux causes de la hausse des prix du carburant, gaz, électricité, alimentation, c'est mieux. Gouverner ce n'est pas faire des chèques à crédit, c'est apporter des solutions durables".


"La politique du chéquier grand ouvert du gouvernement le temps d'une parenthèse électorale ne règlera rien", abonde pour sa part Eric Ciotti". Pour les Français impactés par la hausse des prix du carburant je propose la seule mesure durable et juste: la suppression de la TVA sur les taxes sur les carburants." Bruno Retailleau, président du groupe LR au Sénat, estime également "le chèque inflation ne règle rien. C'est un nouveau chèque en bois financé par la dette. Avec le bouclier énergie c'est 9 Mds€.

Marine Le Pen, candidate du RN à la présidentielle, a réclamé une nouvelle fois "la baisse de la TVA de 20 à 5,5%", "une mesure pour le pouvoir d'achat, mais aussi de justice sociale. Il s'agit de la solution la plus rapide, la plus efficace et la plus juste pour rendre leur argent aux Français."

A gauche, "le compte n'y est pas"

"Trop peu, trop tard, dans la plus grande des improvisations", estime pour sa part Julien Bayou. Le secrétaire EELV déplore qu'aucune solution de moyen terme pour limiter la dépendance à la voiture. Urgence d'investir enfin dans les transports en commun et la rénovation thermique pour limiter les factures d'essence et d'énergie."


"Bloquez les prix ou partez si vous ne savez pas quoi faire!", exhorte Jean-Luc Mélenchon, en s'adressant à Jean Castex.


"Des milliards pour les riches, des miettes pour le peuple !", fustige Mathilde Panot, présidente du groupe de députés LFI à l'Assemblée nationale. "Incapable d'assumer ses responsabilités, Castex refuse de bloquer les prix des carburants et d'augmenter les salaires. Il faut une loi d'état d'urgence sociale dans le pays et vite !", ajoute t-elle.

Fabien Roussel, candidat communiste à la présidentielle, évoque quant à lui "une mesure qui soulagera un peu les Français". "Mais le compte n'y est pas !"ajoute t-il. "Des trous dans la raquette, du court terme et pas touche aux profits des compagnies pétrolières. Les Français veulent une baisse durable des prix, la hausse des salaires et des retraites."

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